Roberto MATTA (1911-2002)


Untitled

1971

Référence : KY886

Huile sur toile
81 cm x 61 cm
Signé en bas à droite
Certificat : MATTA FERRARI, Germana.
Zone Geographique : Amérique

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Description

Roberto Sebastián Antonio Matta Echaurren, connu sous le nom de Matta, est un peintre surréaliste chilien, né le 11 novembre 1911, à Santiago du Chili et mort à Civitavecchia (Italie), le 23 novembre 2002. Il commence des études d'architecture à Santiago du Chili mais en 1933 il abandonne sa carrière pour s'installer en France. Il travaille d'abord dans l'atelier de Le Corbusier puis voyage en Espagne, où il se lie avec les poètes Rafael Alberti et Federico García Lorca. Il voyage également en Scandinavie, où il rencontre Alvar Aalto, et à Londres, où il fait la connaissance de Henry Moore, Roland Penrose et René Magritte. Introduit par Salvador Dalí, il rencontre André Breton qui l'adopte aussitôt. "Ils me dirent : 'Tu es surréaliste !' Je ne savais même pas ce que cela voulait dire... » Dans la revue surréaliste Minotaure, Matta écrit des textes sur l'architecture qui s'opposent au rationalisme du Corbusier. Une étape importante pour Matta intervient cependant durant l’été 1939 lorsque, accompagné des artistes Esteban Francés et Gordon Onslow-Ford, il séjourne au château de Chemillieu. Ils sont bientôt rejoints par André Breton et sa famille, Yves Tanguy et Kay Sage. Il semble que la présence d’Yves Tanguy soit alors particulièrement importante dans la formation de Matta. À la même époque, il peint une série de tableaux pour laquelle il expérimente une technique nouvelle : avec un chiffon, il étale la couleur sur la toile, qui, ainsi étalée, décide du tracé ultérieur du pinceau. Non loin du procédé d'écriture automatique. Il appelle cette série « Morphologies psychologiques ». Marcel Duchamp l'incite à partir pour New York afin de fuir la guerre. Six mois après son arrivée, il expose pour la première fois aux États-Unis à la galerie Julien Levy, spécialisée dans le surréalisme. Matta commence à travailler avec des pigments phosphorescents pour donner la possibilité à ses toiles de produire des images qui varieront selon la longueur d'onde de l'éclairage. Il lit la presse scientifique et se passionne pour la physique relativiste et les théories liées à la quatrième dimension. Il illustre d'une gueule de lamproie la couverture du n° 4 de la revue surréaliste VVV en février 1944. Il donne des conférences à la New School of Social Research et reçoit nombre de jeunes Américains dans son atelier, parmi lesquels Jackson Pollock. Il illustre les "Lettres sur la bombe atomique" de Denis de Rougemont, qui paraissent à New York chez Brentano en 1946. En septembre 1947, sa première exposition monographique parisienne est organisée. Le catalogue de l'exposition reprend un texte de Breton écrit en 1944 : « La perle est gâtée à mes yeux... » Roberto Matta fonde avec sa seconde épouse, Patricia Kane Matta (1923-1972) (qui deviendra la femme de Pierre Matisse) la revue Instead qui comprend sept numéros dont un double (n° 5-6) et consiste en un feuillet de 56 × 71 cm, plié en trois et imprimé recto-verso. Instead paraît de janvier à novembre 1948 avec une contribution de Stéphane Hessel. En octobre 1948, il est exclu du groupe surréaliste : Breton soupçonne une liaison de Matta avec la femme du peintre Arshile Gorky, qui a contribué à son suicide. Matta retourne alors au Chili. Il publie un texte insistant sur le « rôle de l'artiste révolutionnaire, qui doit redécouvrir de nouvelles relations affectives entre les hommes. » Ensuite, il revient en Europe et s'installe en Italie, d'abord à Ischia, où il se lie d'amitié avec le peintre Leonardo Cremonini, puis à Panarea (où la femme de Leonardo Cremonini, Giovanna Madonia fait acheter une maison à Malitte Matta, quatrième épouse du peintre) ; sa complicité avec Leonardo Cremonini durera jusqu'à son décès. Les événements contemporains l'inspirent : En 1952, le procès de Julius et Ethel Rosenberg lui inspire Les Rosenbelles. En 1958, après la lecture du livre d'Henri Alleg "La Question", relatant les tortures subies pendant la guerre d'Algérie, il peint "La Question, Djamila". En 1964, pour rendre hommage au dirigeant communiste Julian Grimau, exécuté en Espagne l'année précédente, il peint "Les Puissances du désordre", composition de 9 mètres de longueur. "Burn, baby burn" (1965-1967) est une stigmatisation de la guerre du Viêt Nam. Matta est particulièrement à l'aise dans les très grands formats ; ses toiles font souvent plusieurs mètres de long, voire 10 mètres et parfois davantage. En 1968, il réalise des environnements en couvrant de ses toiles les murs et les plafonds du Musée d'Art moderne de la Ville de Paris. La même année, en janvier, Matta participe au premier congrès culturel de La Havane, à Cuba. En France, il prend une part active aux événements de mai. Après le coup d'État du général Pinochet au Chili le 11 septembre 1973, il coupe tout lien avec son pays natal : « C'est cet exil qui a déterminé toute ma vie, entre deux cultures. Mon travail est un travail de séparation. [...] De l'exil, je suis passé à l'"Ex-il", quelque part entre le connu et l'inconnu, entre la réalité et l'imaginaire. Là où commence la poésie. » En 1985, il reçoit la Médaille d'or du mérite des Beaux-Arts du Ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports d'Espagne. EXPOSITIONS 1957 : Henri Déchanet, Oscar Gauthier, Henri Goetz, Roberto Matta, Galerie Weiller, Paris 1962 : Art latino-américain à Paris, Musée d'Art moderne de la Ville de Paris, avec notamment Jorge Camacho, Simona Ertan, Joaquin Ferrer, Eduardo Jonquieres, Wifredo Lam, Roberto Matta, Jesus Rafael Soto, Hervé Télémaque 1974 : Aspects de l'imagerie critique (exposition collective), Galerie 2016, Hauterive 1975-1976 : Trente Créateurs : exposition itinérante organisée en France par André Parinaud, avec notamment Pierre Alechinsky, Olivier Debré, Hans Hartung, François Heaulmé, Roberto Matta, Zoran Music, Edouard Pignon, Pierre Soulages 1985 : rétrospective au Musée national d'Art moderne, Paris 1999 : rétrospective au Musée Reine Sofia, Madrid 2004 : Matta 1936-1944 : début d'un nouveau monde, galerie Malingue, Paris 2009 : El Quijote de Matta en diálogo con Gonzalo Rojas, dans le cadre du Ve Congrès international de la langue espagnole à Valparaiso (Chili) 2011 : Matta, centenario 11.11.11, rétrospective au Centro Cultural Palacio La Moneda, Santiago (Chili) 2011 : Matta 100, Musée National des Beaux Arts, Santiago15. 2013 : Matta, du surréalisme à l'Histoire, Musée Cantini, Marseille 2013 : Matta, Człowiek i Wszechświat / Man and Universe / L'Homme et l'Univers, Musée national de Cracovie.

Provenance

The artist Piet Moget.

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