Jacques Villeglé (1926)


Rue Otto Dix

1978

Référence : DR572

Torn posters laid down on canvas
73 cm x 54 cm
Signé en bas à droite
Zone Geographique : Europe

24000


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Description

This work belongs to the "Graffiti politiques" series. Signed lower right and signed, dated and titled on the reverse: "Villeglé, Rue Otto Dix, 7 octobre 1978". Jacques Villeglé, né le 27 mars 1926 à Quimper, est un plasticien et peintre français. Il étudie la peinture et le dessin à l'École des Beaux-Arts de Rennes où il fait la connaissance de Raymond Hains (1945), avec qui il liera une complicité définitive. Il travaille quelque temps chez un architecte, où il se familiarise avec les questions d'urbanisme et d'espace public, avant d'étudier l'architecture aux Beaux-Arts de Nantes (janvier 1947-décembre 1949). Dès 1947, il se met à récolter à Saint-Malo des débris du Mur de l'Atlantique, qu'il regarde comme des sculptures. De 1950 à 1954, il coréalise « Pénélope », film conçu par Raymond Hains qui restera inachevé. Sur les déchets des pellicules surexposées, avec de l'encre de Chine grasse qui craquellera en séchant, Villeglé, suivant son habitude ad-hociste, fera des graffiti. Ce qui en a subsisté sera diffusé par le Centre Georges Pompidou sous le titre « Paris - Saint-Brieuc 1950-1952 ». En 1991, la réglementation sur l'affichage dans Paris ayant tari la collecte, il se décentralise en province. En 1997, il crée l'Atelier d'Aquitaine au Marteret à Calignac (Lot-et-Garonne). Il part aussi rue Littré à Lille en 2000, puis à l'étranger, Metropolis Buenos Aires en 2003 (avec l'Atelier d'Aquitaine). Dernièrement, il a produit une œuvre sur l'un des murs de la piscine Molitor située dans le XVIe arrondissement de Paris. Pour la cinquième édition de Lille Art Fair, Jacques Villeglé était l'invité phare de l'exposition organisée du 12 au 15 avril 2012 au Grand Palais. Depuis 1957, date de sa première exposition, à la galerie Colette Allendy (Paris), l'œuvre sélective de Villeglé a fait l'objet de plus de 200 expositions personnelles en Europe, en Amérique et en Afrique, et l'artiste a participé à des manifestations collectives sur les cinq continents. Ses œuvres ont été acquises par les plus importants musées européens, américains et moyen-orientaux. En 2016, une de ses œuvres, "14 juillet, décembre 1960", est présentée dans le contexte de l'exposition "Jacques Chirac ou le dialogue des Cultures" au Musée du quai Branly. En octobre 2016, à l’occasion de la FIAC à Paris, Jacques Villeglé est invité à inscrire une phrase au sol de l’avenue Winston-Churchill, rendue piétonne le temps de la Foire. Avec les lettres de son alphabet socio-politique, il écrira au pochoir, en blanc, sur le bitume, une phrase d’Henri Michaux : « L’art est ce qui aide à tirer de l’inertie ». À partir de février 1949, Jacques Villeglé commence à récolter des affiches lacérées avec Hains : leur première affiche, « Ach Alma Manétro », est une œuvre commune. Il limite son comportement appropriatif aux seules affiches lacérées. Pour lui, le véritable artiste est le « lacérateur anonyme », la collecte pouvant être effectuée par n'importe qui. Jacques Villeglé souhaite s’effacer derrière son œuvre, il aime ainsi citer André Breton pour qui « un artiste doit vivre à l’ombre de son œuvre ». Cette volonté explique le parti pris par Villeglé, depuis 1949, de titrer ses œuvres du lieu et de la date de leur trouvaille, pratique qu'il justifie dans son livre « Cheminement ». Lors de leur première exposition chez Colette Allendy en 1957, Hains et Villeglé décident de ne pas mentionner leurs noms sur les cartels. « Le titre de l’affiche, ses dimensions, sa date nous suffisaient », explique Jacques Villeglé. Dans sa dernière période Villeglé ajoutera, presque systématiquement à ses titres, les noms des musiciens ou d’autres éléments visibles sur les affiches, restant toujours ainsi dans le domaine concret. Toujours dans l’idée de s’effacer, ce n’est pas la date de son intervention sur l’affiche que Villeglé choisit de prendre en compte mais celle de son arrachage (voir par exemple la photographie p. 31 du livre « François Poivret, Jacques Villeglé », qui montre le marouflage en 2008 de l’œuvre « 112 bd Haussmann, 15 mars 1988 », arrachée donc 20 ans plus tôt. L’intervention de Jacques Villeglé se borne à son cadrage, c’est-à-dire un découpage dans l’affiche arrachée, celui-ci pouvant être rectangulaire, carré mais aussi rond, en forme de losange… (ex : « Quai Marcel Boyer, 27 novembre 1989 » : diamètre 150 cm). Poussant encore plus loin l’idée de l’effacement de l’artiste, il ne signe ses œuvres que lorsqu’il les vend pour respecter les désirs d’une société qui veut posséder des valeurs patrimoniales et par conséquent des œuvres signées. (Cette règle ne s’applique qu’aux affiches lacérées, elle ne s’applique pas pour les multiples, à la demande de ses galeristes et éditeurs, ni aux dessins, estampes, etc.). En octobre 1960, Jacques Villeglé adhère au mouvement des Nouveaux Réalistes créé sous l’égide du critique d’art Pierre Restany. Il s’associe à ce groupe d’artistes comptant Klein, Arman, Dufrêne, Hains, Tinguely, Spoerri, Raysse, auxquels s’ajoutent en 1961 César, Rotella, Niki de Saint-Phalle, Deschamps. Ces artistes ont des pratiques très différentes mais perçoivent comme point commun une démarche d’appropriation directe du réel. Jacques Villeglé s’en distingue notamment par le caractère exclusif de l’objet choisi (l’affiche). Il crée donc des œuvres à partir d'affiches lacérées par des passants anonymes ou abîmées par les conditions climatiques, en les décollant de leur support dans la rue. Après avoir fait un choix dans les affiches ramassées, il opère dans l’affiche, comme un photographe, un cadrage ; parfois mais rarement, il recompose une affiche à partir de différents morceaux d’affiches, puis les maroufle sur toile et les signe lorsqu'il les cède. L'enjeu est bien de faire une œuvre populaire avec ces affiches de rue, « reflets de la culture dominante ». Cette superposition, à travers les différentes affiches, révèle une infinité d'associations et de nouvelles significations. Son ouverture thématique est totale : des affiches lacérées monochromes, abstraites et lyriques, des images politiques protestataires (des affiches traitant de l'actualité comme la guerre d'Algérie avec des ajouts par les passants au marqueur ou à la bombe avec notamment le sigle des anarchistes, Giscard / Mitterrand 1974 ou 1981), des affiches marketing détournées, des affiches de spectacles ou des journaux remplis de graffiti (« L'Humanité c'est la vérité » en 1957). En 1961, Jacques Villeglé crée "Carrefour Sèvres / Montparnasse", une affiche lacérée aux couleurs éclatantes repérée par les Américains, qui permettra à l'artiste d'obtenir l'étiquette de précurseur du Pop Art. Jacques Villeglé se différencie d'Andy Warhol ou de Roy Lichtenstein par l'importance accordée à la dimension formelle, aux qualités plastiques de l'affiche et non aux slogans ou aux marques. Pour lui, « un artiste se doit d'apporter une nouvelle beauté ». La recherche sur la couleur est constante chez cet artiste : « L'affiche, émanation de la propagande des pouvoirs politiques et financiers, c'est par les couleurs qui débordent des déchirures qu'elle devient fleur de la vie contemporaine, affirmation d'optimisme et de gaieté ». Jacques Villeglé se transforme en archéologue de la rue en restituant une part de la mémoire collective dévolue à l'oubli ou à la destruction. Ses sources d'inspiration se multiplient avec l'émergence et le développement de la société de consommation et la domination progressive de la publicité. Les affiches officielles ou sauvages sont d'une grande diversité formelle avec une large palette de couleurs. En utilisant ces affiches, il était nécessaire que le slogan soit illisible en retirant un mot, une lettre pour qu'il ne soit plus reconnaissable. Il ne s'agit pas de faire de la propagande mais de raconter des histoires. L'image doit devenir une œuvre avec des allusions commerciales ou politiques. « Ravir, collectionner, signer des affiches lacérées, vivre chez soi avec elles, les exposer dans les galeries, les salons, les musées, ce n'est pas la mise en question de l'œuvre d'art au sens du ready-made de Marcel Duchamp, mais bien une mise en question de l'artiste traditionnel et professionnel ». Il remet en cause le statut de l’artiste et condamne le mythe de la création individuelle. Sa devise « Le ravir plutôt que le faire », le dispense du geste créatif purement personnel. Ces œuvres révèlent à quel point notre regard est conditionné par cet environnement visuel quotidien idéologiquement biaisé, et réactive notre mémoire de façon critique, mais aussi ludique. Il intervient rarement sur les images trouvées. Il s'agit de révéler dans la superposition de différentes épaisseurs de papiers lacérés la beauté d'une forme, d'une couleur, d'une épaisseur de déchirures, d'une trace laissée par la main d'un anonyme avec un graffiti ou une écriture pour faire percevoir la dimension sauvage et réactive de la vie urbaine et civilisée. En prélevant les affiches dans la rue, il s'approprie ces « reflets de la culture dominante » et en révèle des composantes typographiques devenues abstraites. Pour l'artiste, la lacération transforme les mots et les images comme une écriture automatique. Ces œuvres sont la mémoire vivante de périodes dans leur déroulement et leur épaisseur illustrant la fuite de l'illusion urbaine de la vie exprimée sur les murs de lieux géographiques précis. Il déclare : « En prenant l'affiche, je prends l'histoire ». En juin 1953, Raymond Hains et Jacques Villeglé publient « Hepérile éclaté », poème phonétique de Camille Bryen rendu illisible à travers les trames de verre cannelé de Raymond Hains. À la fin des années 1940, Raymond Hains invente un procédé de distorsion optique en photographiant des formes lumineuses et des objets en utilisant des plaques de verre cannelé. Ces recherches porteront le nom de photographies hypnagogiques, terme médical qui définit les états de ré-sommeil ou semi-sommeil avec spécialement les hallucinations que ces états impliquent. Une machine appelée Hypnagogoscope a été inventée. » Jacques Villeglé avec Raymond Hains propose donc au poète Camille Bryen en 1953 « l'éclatement » de son poème "Hepérile" devenant ainsi "Hepérile éclaté". "Hepérile" est un micro-livre de 5 cm de côté publié en 1950 chez Pierre-André Benoît. Raymond Hains explique ainsi le procédé des verres cannelés : « Nous nous servons de trames de verres cannelés pour débarrasser les écrits de leur signification originelle. Par une démarche analogue, il est possible de faire éclater la parole en ultra-mots qu'aucune bouche humaine ne saurait dire. Le verre cannelé nous semble l'un des plus sûrs moyens de s'écarter de la légèreté poétique. "Hepérile éclaté" est un livre bouc-émissaire ». Avec l'intervention des deux artistes sur ce texte poétique, ils transforment un poème incompréhensible, un texte illisible, du sonore en visuel. Camille Bryen est enthousiaste quant au résultat obtenu : « Nous sommes saturés de communiqués, de lectures, d'humanisme. Vive le courant d'air de l'illisible, de l'inintelligible, de l'ouvert ! En écrivant Hepérile en mots inconnus, je criais organiquement sans référence au vocabulaire- cette police des mots... Aujourd'hui, grâce à Raymond Hains et à Jacques Villeglé, les deux Christophe Colomb des « ultra-lettres », voici le premier livre heureusement illisible... Hepérile éclaté, nouveau degré poétique, fait réapparaître le non-humain inexplicable à travers le machinisme dépassé...le premier poème à dé-lire ». En 1958, Jacques Villeglé rédige une mise au point sur les affiches lacérées intitulée « Des réalités collectives », préfiguration du manifeste du Nouveau Réalisme ; il est considéré comme l'historien du Lacéré anonyme, entité qu'il crée en 1959. En février 1954, Jacques Villeglé et Raymond Hains font la connaissance du poète lettriste François Dufrêne, qui se met à travailler sur les affiches lacérées dont il interroge l'envers (les « dessous »). François Dufrêne les présente à Yves Klein, puis à Jean Tinguely et à Pierre Restany. Après leur participation commune à la première Biennale de Paris, ils constituent en 1960 le groupe des Nouveaux Réalistes. En 1957, Villeglé fait la connaissance de Gérard Deschamps qui expose à la galerie Colette Allendy et qui sera membre des Nouveaux Réalistes en 1961, au retour de son service militaire. Si Villeglé est féru du monde des images, il témoigne aussi d'un grand intérêt pour la typographie, la recherche graphique et la poésie. Releveur de traces de civilisation, plus particulièrement lorsqu'elles sont anonymes, Villeglé imagine, à partir de 1969, un « alphabet socio-politique » en hommage à Serge Tchakhotine, auteur en 1939 d'un essai intitulé "Le Viol des foules par la propagande". La création de son "Alphabet socio-politique" débute avec le repérage en 1969 d'un graffiti particulier sur un mur de métro. Le nom de Nixon est composé de la lettre N avec trois flèches qui renvoient à l'ancien parti socialiste, le I rappelle la croix de Lorraine, le X est une croix gammée et le O est un cercle enfermant une croix celtique. Les lettres de son alphabet sont transformées par des signes porteurs le plus souvent de sens totalitaire ou autoritaire, deux D accouplés forment le support de la croix celtique, le V est porteur de la croix de Lorraine, le F se mue en svastika, etc., interrompant à étapes régulières l'épellation par le signe $. Il affiche son invention telle quelle ou l'applique à la bombe, "Alphabet guérilla" (1983). Entre 1998 et 2008, il réalise, dans le cadre de l'Atelier d'aquitaine une œuvre intitulée « La Mémoire Insoluble », composée de 237 ardoises d'écolier recouvertes (à l'aide d'effaceur Pentex) par des citations et des maximes d'auteurs connus et inconnus en alphabet socio-politique. Cette œuvre importante a été présentée en 2008 au Centre Georges Pompidou dans le cadre de l'exposition rétrospective de Villeglé : « La Comédie Urbaine ». PRINCIPALES EXPOSITIONS PERSONNELLES depuis 1991 : 1991 : « Affiches lacérées », galerie Pascal Lainé et Fondation Vasarely - château de Gordes 1999 : « Pop Art », Musée des Beaux-Arts, Montréal, Canada 1994 : « Murmures des rues », musée des beaux-arts, Rennes 1996 : « L'informe, mode d'emploi », Centre Georges-Pompidou, Paris 1997 : « Carrefour Politique », chapelle Jeanne-d'Arc, Thouars 1998 : « Villeglé & l'Atelier d'Aquitaine », 1ère exposition de l'Atelier d'Aquitaine, Carré Bonnat, Bayonne 1999 : « Villeglé - œuvres 1962-1999 », galerie Sonia Zannettacci, Genève « Le grand mixe (Atelier d'Aquitaine)», Confort Moderne, Poitiers « Mots », Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris 2000 : « Dans la rue », Atelier d'Aquitaine, Cité de la Musique, Paris « Micropolitiques », Le Magasin, Grenoble « Atelier d'Aquitaine », École des Beaux-Arts, Nantes « Escapade à Montauban », chapelle du musée Ingres, Montauban 2001 : « Villeglé », Atelier d'Aquitaine, galerie Arkos, Clermont-Ferrand « Décentralisation 3 », Atelier d'Aquitaine, FRAC Corse, Corte « Images, 1958-1991 », Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris 2003 : « L'alphabet socio-politique », Atelier d'Aquitaine, musée Sainte-Croix, Poitiers Buenos Aires, Atelier d'Aquitaine, Centro cultural Recoleta, Argentine « Jacques Villeglé, Héraldique de la subversion », Atelier d'Aquitaine, Musée d'Art Contemporain, Lyon 2004 : « Jacques Villeglé, Atelier d'Aquitaine », galerie S. Wachters, Knokke-le-Zout, Belgique « L’art est fait par tous et non par un », Atelier d'Aquitaine, Centre d'Art Contemporain, Istres 2005 : « Villeglé lacérations et Graphismes socio-politiques », Atelier d'Aquitaine, Centre culturel, Saint Gratien « Politiques - Affiches lacérées 1957-1995 », Galerie Vallois, Paris 2006 : « Villeglé & l'Atelier d'Aquitaine », galerie Linda & Guy Pieters, Knokke-Heiist, Belgique « Jacques Villeglé », Atelier d'Aquitaine, Muséo de la Ciudad, Valence, Espagne « Villeglé & l’Atelier d'Aquitaine », Halle Pajol, « Nuit blanche », Paris « Jacques Villeglé » : un hommage à l'artiste, au Quartier, le centre d'art contemporain de Quimper, sa ville natale. 2007 : « Le Nouveau Réalisme », Galeries nationales du Grand Palais, Paris « Airs de Paris », Centre Georges-Pompidou, Paris « La Lettre Lacérée », Galerie Vallois, Paris 2008 : « De la transgression à la collection », Atelier d'Aquitaine, Musée départemental d'art ancien et contemporain, Épinal « Jacques Villeglé. La comédie urbaine », Centre Georges-Pompidou, Paris 2009 : « Jacques Villeglé s'affiche à Angers », Grand Théâtre, Angers « Diary », galerie La Belle Époque, Villeneuve-d'Ascq-Lille 2010 : « La mémoire insoluble », Atelier d'Aquitaine, chapelle Saint-Libéral, Brive 2011 : Matisse Art Gallery, Casablanca et Marrakech, Maroc 2012 : Rétrospective, Musée d'art contemporain, Marseille 2013 : Alan Koppel Gallery, Chicago « Rues de Paris », Galerie Sonia Zannettacci, Genève « Les murs ont la parole », Fondation Stämpfli, Sitges, Espagne « Estampes et livres », Galerie Herzog, Paris Galerie Cortex Athletico, Bordeaux, France « Jacques Villeglé – Theatre, Cinema, Music Hall », Modernism, San Francisco Espace Jean Legendre, Compiègne « Cut ‘n’ Paste: From Architectural Assemblage to Collage City », MoMA, New York, USA « Villeglé / Wolman Collective Dis/illusion », The Mayor Gallery, Londres 2014 : « Jacques Villeglé : Graffiti Politiques (1962-1991) », Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris Le Cyclop, Milly-la-Forêt Centre d'art Cristel, Saint-Malo 2015 : « Jacques Villeglé, Affiche & Alphabet 1956-2013 », Musée de Louviers, France « Jacques Villeglé : Retour à Morlaix », Musée de Morlaix « Jacques Villeglé et Alain Buyse », Moyens du Bord, Morlaix 2016 : « Jacques Villegié - Mémoires », Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne « Opération Quimpéroise », Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris « Jacques Villeglé - Décollages from the 1960s and 1970s », Modernism, San Francisco

Provenance

Private collection, Europe.

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