André LANSKOY (1902-1976)


Sans Titre

1960

Référence : NE844

Huile sur toile
70 cm x 60 cm
Signé en bas à gauche
Certificat : COMITÉ LANSKOY (présidé par Michel Népomiastchy).
Zone Geographique : Europe

44000


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Description

Andreï Mikhaïlovitch Lanskoy naît à Moscou en 1902 dans une famille de l’aristocratie russe qui le destine comme il convient à la carrière militaire : dès 1908, il entre à l'École des pages, puis à celle des cadets de Saint-Pétersbourg en 1917, année où éclate la Révolution. Deux ans plus tard, il trouve refuge à Kiev. Là, pendant deux mois, il se met à dessiner et colorier mais il s’engage bientôt dans l’Armée blanche. Au printemps 1921, il finit par atteindre Paris qu’il ne quittera plus et à son arrivée, sa vocation de peintre s’affirme d’emblée, sans pour autant avoir reçu de formation artistique. Dès l’adolescence, Lanskoy avait manifesté un goût certain pour la couleur, présente dans les objets du quotidien et de la culture populaire russe ou encore dans les décors folkloriques du théâtre-cabaret « La Halte des comédiens », dûs à Sergueï Soudeïkine. C’est ce décorateur de théâtre qui à Paris initie Lanskoy à la peinture mais il se forme surtout en fréquentant le musée du Louvre et les galeries parisiennes, sans compter le véritable choc qu’il reçoit en découvrant le Douanier Rousseau ou l’art et la correspondance de Van Gogh. En 1922, il étudie à la Grande Chaumière, va s’exercer sur le motif dans les environs de Paris et rencontre d’autres jeunes artistes russes comme Soutine. Admis au Salon d’Automne de 1923, il est remarqué par le collectionneur et critique d’art Wilhelm Uhde qui incite la galerie Bing à présenter dès 1925 la première exposition personnelle de l’artiste et à le prendre sous contrat. À cette époque, l’art de Lanskoy est purement figuratif : dans un style synthétique, natures mortes et scènes de famille dessinées librement par aplats de couleurs pures prennent place dans des espaces où la perspective est malmenée. À la fin des années 1930, sous l’influence de Klee et de Kandinsky, il prend progressivement une nouvelle orientation visuelle pour aboutir en 1944 à une peinture définitivement abstraite, même si pour lui il n’y a pas d’antagonisme entre figuration et abstraction, toutes deux étant nourries par la nature : « la peinture a toujours été abstraite mais on ne s’en aperçoit pas ; il n’y a donc pas à proprement parler de rupture ». Il éprouve « la nécessité de courir un risque plus grand et de donner beaucoup plus de lui-même ». Le sujet devient ainsi la couleur, exprimée par l’organisation des taches sur le support. Apparaît très vite une véritable plastique propre à Lanskoy : sur une structure de formes géométriques où dominent les lignes courbes, s’appliquent les couleurs organisées selon l’alternance des tons chauds et des tons froids. L’artiste décrit lui-même sa méthode : « Je commence par ébaucher la composition à l’aide de quelques coups de fusain ou de pastel : c’est le squelette du tableau, toujours assez élastique. Les premières vagues de couleur le modifient mais ne le font pas disparaître complètement. Puis j’approfondis les formes et j’étudie leurs rapports en me préoccupant de la technique et de la couleur. Parfois j’introduis un nouveau graphisme noir ou blanc, en relation avec l’idée qui m’a servi de point de départ ou suivant les exigences du rythme des formes ». Construction par le dessin, couleurs vives ou opposition de blanc et noir, jeu varié de la lumière sur la matière picturale, lisse ou au contraire grumeleuse due à la liberté du geste, caractérisent l’art de Lanskoy. Sous l’impulsion de la galerie Louis Carré, il acquiert aux côtés de son ami Nicolas de Staël à la fin des années 1950 une réputation internationale, comme l’un des représentants les plus éminents de l’Abstraction lyrique au sein de l’École de Paris.

Provenance

Galerie Seno, Milan.

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