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Sheng-Qi/bicycles

Sheng Qi

Bicycles

Ref. VA561

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Année 2007

Catégorie Peinture

Technique Acrylique sur toile

Hauteur x Largeur (cm) 200 x 300

Signature Signé et daté au dos

Zone géographique Europe

Certificat SHENG QI, daté de 2010.

L'œuvre est un diptyque composé de panneaux de 200 cm x 150 cm chacun. Elles est répertoriée sur le site de l'artiste : http://www.sheng-qi.com/artwork/97. en lire plus >>

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Né en 1965 dans la province d’Anhui en Chine, Sheng Qi crée en 1986 avec des camarades Concept 21, premier groupe chinois de performance artistique. Leurs actions, dont on conserve des photographies ou des films, sont réalisées dans des lieux symboliques, comme la Grande Muraille en 1988, année où Sheng Qi est diplômé de la Central Academy of Art and Design de Pékin : ils s’attachent au milieu d’une toile d’araignée en tissu et tentent d’effectuer des mouvements de tai-chi, pour illustrer un sentiment de privation de liberté. 

 

Le 4 juin 1989 sur la Place Tienanmen, lorsque la protestation pacifique de la jeunesse, envers un régime qui prétend contrôler chaque aspect de la vie quotidienne, est écrasée dans la violence et le sang, Sheng Qi s’enfuit. Cet acte le ravagera d’une culpabilité doublée du sentiment d’avoir été abusé depuis toujours par le discours officiel, au point de connaître un moment de folie et de s’amputer de l’auriculaire gauche. 

S’étant rétabli par la pratique du tai-chi, Sheng Qi est accueilli comme réfugié en Europe, d’abord en Italie jusqu’en 1992, puis à Paris et à Londres où il obtient un diplôme au Central St Martins College of Art and Design en 1998. Le mal du pays le pousse alors à retourner en Chine mais il s’aperçoit bientôt qu’il ne peut partager ses idées et les valeurs sociales acquises en Occident qu’avec les artistes vivant à l’étranger et nés dans les années 1960 : si ces derniers sont mûs comme lui par un idéal, la génération des années 1980 se tient à l’écart de la politique, ne visant plus que le confort acquis par la consommation. De sorte que Sheng Qi partage désormais son temps entre la Chine et Londres.

 

C’est seulement une décennie après la tragédie qu’il prendra conscience que son automutilation, performance ultime et unique, fait partie de son identité et que son histoire personnelle rejoint l’Histoire chinoise ; il cesse alors de cacher sa main gauche et commence à en prendre des photos. Puis il se met à photographier toutes les catégories de la société chinoise moderne et dépose ces clichés gros comme un timbre-poste dans le creux de cette main douloureuse. Plus tard, il en fera des peintures et des sculptures. 

 

Ainsi, après avoir créé notamment Universal Brand Happy Chicken en 1997, performance dénonçant les abus du consumérisme mondialisé, Sheng Qi s’attache surtout à perpétuer la mémoire des événements de la Place Tienanmen et à brosser le portrait social de la Chine d’aujourd’hui, en dépit de la censure gouvernementale. 

À côté de peintures inspirées de coupures de magazines et empreintes d’une mélancolie cachant la douleur, il crée notamment des séries de diptyques monumentaux, History in Black and Red, reprenant la symétrie spatiale de l’ordre officiel et les couleurs typiques de la peinture traditionnelle, que sont le blanc, le gris, le noir et le rouge du cachet de l’artiste. Mais celle-ci est en outre la couleur communiste omniprésente depuis l’enfance, que Sheng Qi affiche, dans ses formats qui font écho aux affiches de propagande officielle, comme un avertissement face à la condition misérable de la majorité de la population. Les coulures de peinture qu’il pratique en abondance sont pour lui symbole de la tristesse toujours attachée aux souvenirs, le sang généré par la violence ou encore les larmes de douleur.

Il lui arrive de remonter plus loin dans son passé, en évoquant les drames causés par la Révolution culturelle lancée en 1966 : Revolution montre un champ de crânes dominé par la figure géante d’un Mao tout sourire. Mais il se sent aussi bien concerné par les orientations politiques et économiques du moment : une série d’astronautes en bronze doré brandissant une main amputée semble saluer en 2002 les débuts de la Chine dans la conquête spatiale et ses fortes aspirations olympiques, du fait que le sport constitue un véritable enjeu politique, mais c’est aussi une satire de l’idée de « Héros national ». Plus récemment, Sheng Qi dénonce, toujours avec subtilité, la corruption et le pouvoir de l’argent : il met en scène des stars ou des personnalités politiques tenant dans la main des billets de banque RMB, « l’argent du peuple », comme s’il s’agissait d’un éventail traditionnel.

 

L’œuvre de Sheng Qi est représenté dans nombre de grands musées, dont le Metropolitan Museum of Art et le Museum of Modern Art à New York, la National Gallery à Victoria (Australie) ou le Louisiana Museum of Modern Art à Humlebæk (Danemark).

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Description in "History in black and red", Redgate Gallery, Pékin (Chine), 2007. en lire plus >>

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Collection particulière, Bruxelles (Belgique) (acquis de l'artiste). en lire plus >>

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