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Roger-Bissière/composition

Roger Bissière

Composition

Ref. DK242

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Année 1949

Catégorie Œuvre sur papier

Technique Tempera sur papier

Hauteur x Largeur (cm) 54 x 42

Signature Signé et daté

Zone géographique Europe

Certificat BISSIÈRE, Isabelle (petite-fille de l'artiste), en date du 7 janvier 2013.

Signé daté en bas à droite. Cadre de l'oeuvre peint par l'artiste. en lire plus >>

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Roger Bissière naît le 22 septembre 1886 à Villeréal (Lot-et-Garonne). Il s'installe à Bordeaux avec sa famille en 1901. Deux ans plus tard, il commence à peindre. Cette vocation ne plaît pas à son père, un notaire qui souhaite que son fils poursuive des études de droit. Sûr de son désir d'être un artiste, Roger Bissière quitte la France et passe un an à Alger, où il travaille aux côtés du peintre Georges-Antoine Rochegrosse.

À son retour en 1905, il s'inscrit à l'école des Beaux-Arts de Bordeaux où il fréquente l'atelier de Paul Quinsac, avant de s'installer à Paris en 1910. Après un passage au Beaux-arts de Paris dans l'atelier de Gabriel Ferrier, il commence à faire parler de lui en exposant au Salon de la Société des artistes français au Grand Palais et au Salon d'Automne. Il se lie d'amitié avec d'autres peintres de l'avant-garde parisienne comme Georges Braque et André Lhote. En parallèle de ses activités de peintre, il écrit des articles dans L'Opinion, Le Voltaire, Paris-Midi, L'Action Quotidienne et Le Siècle. Pendant la guerre, il s'engage comme ambulancier auprès de la Croix-Rouge. Un accident d'automobile met fin à cette activité.

À son retour, il devient l'une des figures les plus importantes de la nouvelle École de Paris. Dans un article publié dans L'Opinion, il écrit notamment que le cubisme est "une réaction salutaire, comme un rappel à l'ordre, en un moment où la peinture se confinait dans une imitation imbécile et sans espoir." En 1921, la galerie Paul Rosenberg expose une vingtaine de ses tableaux. Il s'agit de sa première exposition personnelle.

À partir de 1932, la galerie Druet forme un groupe de peintres composé de Roger Bissière, André Favory, Odette des Garets, Paul-Élie Gernez, Walter Gimmi, André Lhote, Robert Lotiron, Henri Malançon, Simon-Lévy et Maurice Utrillo. Chaque année jusqu'en 1937, la galerie expose des œuvres de ces peintres. En parallèle, il est professeur de peinture à l'Académie Ranson, poste qu'il occupera jusqu'en 1939. Il y crée notamment un atelier dédié à la fresque.

À la fin des années 1930, l'artiste s'éloigne de la scène parisienne et s'installe dans la maison héritée de sa mère dans le Lot. En 1937, il participe à l'Exposition internationale des Arts et Techniques de Paris et décore, avec Bertholle, Le Moal et Manessier, le Pavillon des Chemins de Fer. Pendant la guerre, l'artiste cesse de peindre.

À la Libération, il varie sa pratique en réalisant des tapisseries, qui montrent des figures humaines et animales entourées de motifs décoratifs. Il y travaille des matériaux de récupération. « Le tableau qu’il soit à l’huile, à l’eau, qu’il soit fait d’étoffes, de ciment, de plâtre ou de la boue des chemins, n’a qu’une signification : la qualité de celui qui l’a créé, la poésie qu’il porte en lui », explique-t-il alors.

À partir des années 1950, son intérêt se porte sur la peinture à l'œuf. Il expose ses toiles « Quelques images sans titre » dans la galerie de Jean-François Jaeger en 1951. Ce dernier continuera à exposer son œuvre toute sa vie. Quelques années plus tard, en 1954, Roger Bissière revient à la peinture à l'huile. Il explore de nouveaux supports dès 1958 en réalisant des vitraux pour deux églises en Suisse. Quelques années plus tard, en juin 1964, Bissière représente la France à la Biennale de Venise. Dans le pavillon, il accroche toiles et tapisseries. Cela lui vaut une mention d'honneur de la part du jury. Il meurt le 2 décembre 1964, quelques mois après sa dernière exposition à la galerie Jeanne-Bucher. "Pour moi, un tableau n'est valable que s’il a une valeur humaine, s'il suggère quelque chose et s'il reflète le monde dans lequel je vis".

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Vente Drouot (Christophe Joron-Derem), Paris, 23 novembre 2014, n° 79. en lire plus >>

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Collection particulière (avant 2015). en lire plus >>

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