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Philippe-Pasqua/olivier

Philippe Pasqua

Olivier

Ref. FH639

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Année 2016

Catégorie Sculpture

Technique Bronze chromé

Hauteur x Largeur x Profondeur (cm) 230 x 138 x 125

Signature Signée

Edition Exemplaire unique.

Zone géographique Europe

Certificat PASQUA, Philippe.

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Philippe Pasqua, né à Grasse en 1965, est un artiste autodidacte qui, à l’âge de 18 ans, se met à peindre en utilisant des matériaux récupérés comme la peinture de bâtiment. 

Ses premiers sujets picturaux ressemblent à des silhouettes étranges ou des fétiches issus du vaudou mais progressivement il est attiré par les êtres humains qu’il côtoie tous les jours ou plus exactement par des hommes, femmes et enfants se trouvant dans une situation de fragilité et de vulnérabilité face au regard des autres. Prostituées, travestis, aveugles, personnes sortant du bloc opératoire et trisomiques deviennent ses sujets de prédilection, traités souvent à une échelle monumentale qui les magnifie et les reconnaît comme partie prenante dans une société qui cherche plutôt à les occulter. L’artiste ne ménage pourtant pas le spectateur qui reçoit à coup sûr un choc émotionnel à la vue de ces corps nus ou de ces visages, impressionnants par leur réalisme à fleur de peau et par leur intensité expressive, qui conjuguent brutalité psychologique et finesse d’exécution,  obscénité et sacré. 

Cet art dont les sujets et le style dérangent, ébranlent les conformismes, n’est pas sans rappeler celui d’un Lucian Freud ou d’un Francis Bacon. 

Philippe Pasqua commence par prendre une série de photos de son modèle en cadrage gros plan et contre-plongée, puis il travaille en solitaire sa toile, appliquant patiemment en couches successives la matière picturale faite de taches, d’empâtements, de touches croisées ou déliées.  

 

À côté de ces peintures très « charnelles », Philippe Pasqua fait de grands dessins à la mine de plomb sur fond entièrement blanc, où il dissimule au contraire, par enlèvement de matière à l’aide d’une gomme et d’un chiffon, les contours des corps et des visages dans un halo vibratoire, tandis que dans ses « palimpsestes » sur papier mêlant peinture, sérigraphie et impression, l’artiste inflige un nouveau traitement à ses propres œuvres, en les redessinant ou en les maculant de couleurs.  

 

Depuis 1987, Philippe Pasqua aborde le thème des vanités, sujet courant de la peinture classique, qu’il transpose en trois dimensions, selon une technique rappelant aussi bien celle des orfèvres médiévaux que certains rituels chamaniques : il prend des crânes humains, qu’il recouvre de feuilles d’or ou d’argent ou bien de peaux animales par la suite tatouées de dessins de fleurs et d’animaux légendaires (dragons…) ; puis sont déployés sur ces crânes de fragiles papillons naturalisés aux reflets irisés, qui captent la lumière tandis qu’elle s’abîme dans les trous des orbites oculaires, à moins que l’ensemble n’ait été recouvert d’un flot épais de peinture. 

 

Ce travail sur l’os qui succède à celui sur la chair, l’artiste l’approfondit encore et lui donne une échelle monumentale : à Carrare, il fait surgir du marbre des crânes de plusieurs tonnes porteurs d’une énergie tellurique imposante ; il en coule aussi des fontes de bronze, plongées ensuite dans un bain de chrome. Ces crânes d’homme ou d’hippopotame deviennent ainsi de véritables miroirs d’un éclat éblouissant de loin et de près qui s’effacent pour refléter l’image du « voyeur » : œuvres qui donnent ainsi à réfléchir dans les deux acceptions du terme.   

 

Dernièrement, Philippe Pasqua surprend encore en se focalisant sur la voiture : il la recouvre entièrement d’une peau tatouée bien gainée pour que la machine soit assimilée à un corps désirable ; elle est ensuite fixée ensuite au mur comme n’importe quelle peinture ou sculpture murale.

Là encore, Philippe Pasqua joue à loisir sur les contrastes, les notions et les concepts opposés (mécanique/organique, vitesse/immobilité, insensibilité/sensualité…), toujours dans le but de bousculer nos certitudes.    

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"Transparences : Philippe Pasqua", AD Galerie, 18 novembre-31 décembre 2016 (reprod. p. 164 et p. 174). en lire plus >>

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L'artiste. en lire plus >>

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