look

Zoomer sur l'image

Olivier-MOSSET/sans-titre

Olivier MOSSET

Sans titre

Ref. HC742

Ajouter à mes œuvres favorites

créer une alerte pour Olivier MOSSET

Prix de vente 125000

OU



Je fais une offre

Comment fonctionne la négociation En savoir plus sur la livraison


Vous souhaitez en savoir plus sur l'œuvre.
Posez votre question au vendeur.

Année 1970

Catégorie Peinture

Technique Acrylique sur toile

Hauteur x Largeur (cm) 100 x 100

Signature Signée

Zone géographique Europe

en lire plus >>

<< fermer

Né à Berne (Suisse) en 1944, Olivier Mosset arrive à Paris où il expose en 1966 de petites toiles verticales représentant toutes la lettre A peinte en noir sur fond blanc, bientôt remplacée par un cercle noir au centre d’une toile blanche de 100 cm x 100 cm, toujours aussi parfaitement mécanique et neutre.

 

En 1967 et 1968, il participe à la formation et aux activités du groupe BMPT, avec Daniel Buren, Michel Parmentier et Niele Toroni, artistes révoltés dont le but n’est autre que de déconstruire totalement la peinture afin d’en extraire sa « vérité », selon l’exemple de Paul Cézanne (lettre à Émile Bernard, 23 octobre 1905) : ce dernier, dans un premier temps, voulait oublier l’objet vu et faire parler ses sensations et, dans un second temps, créer une image « abstraite » et incomplète, de sorte que le tableau ouvre sur autre chose que ce qu’il est. Olivier Mosset va continuer de peindre des toiles avec cercle noir pendant 8 années, parvenant au nombre de 200 et s’attaquant ainsi au statut d’œuvre d’art originale et unique.

 

Il s’aperçoit alors que ce motif récurrent permet d’identifier aussitôt son auteur, alors que selon lui « ce sont les autres qui font l’œuvre », puisque la peinture est un objet dont la seule fonction est de provoquer chez le spectateur une réaction. La peinture recèle donc quelque chose de non objectif à découvrir mais celui qui la contemple ne doit faire intervenir ni émotion ni philosophie… Cette vérité a toujours existé mais, de nos jours, la peinture doit exclure toute image pour la laisser poindre à la limite précise entre insignifiance et symbole.

Mosset aborde en 1972 les toiles peintes de bandes verticales -parfois diagonales- de 10 cm de large dans des tons sourds, avant de passer au blanc ou blanc cassé sur blanc, puis à bandes grises sur fond gris et enfin à bandes rouges sur fond rouge. Mais se rendant compte que ce travail pouvait être perçu comme un programme de « séries de sous-ensembles », il en refait une en « laissant les traits au crayon sans remplir les bandes ». Exposée en 1977 à la Xe Biennale de Paris, elle ouvre la voie aux œuvres monochromes, le plus souvent de grand format, qui l’occuperont une décennie entière, une fois installé aux États-Unis. Cette fois-ci, il veille à ce que chaque toile soit différente par son format, ses dimensions, son ton, et ne s’attache qu’à la couleur :

« Ce qui m’intéresse, c’est le moment où ce qu’on sait bascule dans ce que c’est, cette espèce de perte du savoir dans la matérialité. »

Au début des années 1980, Mosset expose à plusieurs reprises aux États-Unis avec les tenants de la Radical Painting - pour qui la peinture monochrome « all over » et « color field » doit être l’expression de la couleur dans toute son essence, alors que Mosset ne voit en elle qu’une donnée conceptuelle- mais en 1985 il prend conscience que la source est tarie :  « À la suite de l’exposition de Williamstown, j’ai eu peur que mon travail ‘s’académise’. J’ai donc posé en 1985 la question du monochrome au moyen de ‘peintures abstraites construites’. Paradoxalement, en raison d’un académisme naissant, je passais à quelque chose de considéré comme encore plus académique. J’ai commencé à donner des titres à mes peintures. La première grande toile de cette nouvelle série s’appelle ‘A Step Backwards’. [C’]est une peinture grise avec une bande blanche sur trois côtés ».

Avec Baldwin, Patricia’s Pillow, CBGB et Dynasty, elle est exposée à Genève en 1986 sur un mur blanc, de sorte que de loin la toile semble encore être monochrome. Elle devient ainsi le point de départ d’une nouvelle série, en lien avec l’émergence du simulationnisme américain : Mosset se consacre à des peintures faites uniquement de la superposition de deux couleurs.

En 1993, il crée une première Cimaise-Sculpture en cinq éléments qui introduit une réflexion sur la relation entre peinture et troisième dimension et qui doit être présentée ainsi : « On devrait avoir l’impression que c’est quelque chose qu’on a oublié là, ou qui n’a pas encore été rangé. » L’artiste « refuse toute notion d’installation » mais est obligé d’admettre que les œuvres « existent forcément par rapport à un lieu ».

À partir de 2003, il développe la série Toblerone -allusion aux blocs anti-chars installés sur les routes suisses pendant la guerre de 1939-45, auxquels on avait donné ce nom familier- d’abord en carton puis en différents matériaux dont la glace, sa fonte étant suivie d’une régénération.

« … je pense même un peu que je peins contre le système, voire contre le système de l’art (qui en fait partie), peut-être même contre l’art ou la peinture. Évidemment, il y a des contradictions, surtout qu’en même temps, I play by the rules. »

À cheval entre les deux continents, Olivier Mosset incarne ainsi tous les paradoxes qui animent les avant-gardes artistiques depuis les années 1960, qu’elles soient européennes ou américaines.

en lire plus >>

<< fermer

en lire plus >>

<< fermer

en lire plus >>

<< fermer

Collection particulière, Paris. en lire plus >>

<< fermer