look

Zoomer sur l'image

Olivier-Debré/signe-personnage-brun

Olivier Debré

Signe Personnage Brun

Ref. DY966

Ajouter à mes œuvres favorites

créer une alerte pour Olivier Debré

Prix de vente 120000

OU



Je fais une offre

Comment fonctionne la négociation En savoir plus sur la livraison


Vous souhaitez en savoir plus sur l'œuvre.
Posez votre question au vendeur.

Année 1956

Catégorie Peinture

Technique Huile sur toile

Hauteur x Largeur (cm) 146 x 89

Signature Signé en bas à droite

Zone géographique Europe

Certificat DEBRÉ, Denise (épouse de l'artiste, d. 2013).

Signé "O DEBRÉ" en bas à droite. en lire plus >>

<< fermer

Né en 1920 à Paris, Olivier Debré s’initie très jeune à la peinture et à la sculpture, encouragé par son grand-père, Édouard Debat-Ponson (1847-1913), peintre de paysages impressionnistes. En 1938 il étudie l’architecture, à l’École des Beaux-Arts dans l’atelier de son oncle Jacques Debat-Ponson mais aussi chez Le Corbusier. 

Pris en main par le galeriste Georges Aubry, il expose quelques toiles remarquées par Dunoyer de Segonzac et Picasso qu’il rencontre en 1941. Le jeune artiste qui, en 1937, avait reçu un choc à la vue de Guernica au Pavillon de l’Espagne de l’Exposition Internationale, se met à fréquenter l’atelier du 7 rue des Grands-Augustins durant l’hiver 1942-1943. 

 

Ces visites répétées vont s’avérer déterminantes dans l’orientation artistique d’Olivier Debré qui délaisse alors la figuration pour l’abstraction : il va chercher désormais à exprimer ses émotions sans avoir recours à la représentation du monde physique. Là est le point de départ de la quête plastique que Debré mènera toute sa vie : que le signe pictural soit la transcription de son émotion et le véhicule d’une ferveur intacte. Ce signe est le résultat du geste du peintre nécessairement mû par une sensibilité, de sorte que pour Debré, l’abstraction pure en peinture ne peut exister.

Debré va mener une réflexion profonde sur le sens et le rôle du signe en peinture : il réfléchit sur le « problème du sourire » puis interroge les écritures phéniciennes et hébraïques mais tout cela reste pour lui encore trop lié à la pensée ou à l’intelligence.

Car Debré recherche en fait, par les signes non imitatifs, ce que Pierre Courthion nomme « les données immédiates de l’inconscience » (première monographie sur Olivier Debré, 1967). 

« J'ai vraiment cherché comment à l'intérieur d'un signe et sans le passage par la convention je pouvais exprimer une chose sans qu'elle passe non plus par la représentation. »

 

Influencé d’abord par les formes du Cubisme synthétique dans les années 1942-1943, Olivier Debré passe à la non-figuration avec Signe de ferveur noir (1944-1945) et crée ensuite une peinture expressionniste très colorée qui lui vaut une première exposition personnelle à la galerie Bing en 1949 : il suscite alors l’intérêt d’autres artistes comme Gérard Schneider, Michel Atlan, Hartung ou Soulages. 

Dans les années 1950, il développe la série des Signes-Personnages imposants par leur verticalité, une palette aux couleurs sourdes et une matière empâtée, façonnée en grands aplats posés au couteau, qui s’apparentent aux travaux de Nicolas de Staël de la même période.

 

À partir de 1960, Olivier Debré trouve son style original en se consacrant désormais pleinement au paysage (qu’il avait retrouvé dès 1953) dans ses Signes-Paysages : la matière picturale devient beaucoup plus fluide et s’étale en formant des ondulations de larges champs monochromes, ponctués de concrétions colorées épaisses qui génèrent l’espace. Cette conception nouvelle de l’espace ouvert liée à la transparence de la couleur prend forme dans une spontanéité d’exécution et répond à la préoccupation majeure de l’artiste, faire de sa peinture une « abstraction fervente », c’est-à-dire restituer par le signe l’émotion immédiate née de la contemplation d’un paysage. 

De fait, le peintre travaille le plus souvent dehors pour faire corps avec la nature, dans un besoin permanent de la réalité sensible, qui transparaît aussi dans les titres de ses tableaux : Vue de Tolède (rose) (1958), Jérusalem (1972), Maduraï rose (1974), Rose de Mexique Teotihuacan (1998). 

« Je veux faire du Courbet abstrait. »

« Lorsque je peins par terre, il existe une adhésion physique, sensuelle, presque sexuelle. » 

 

Désigné pour représenter la France à l’Exposition internationale de 1967 à Montréal, Olivier Debré présente son monumental Signe de l’Homme puis, dans les années 1970, multiplie les voyages à la découverte de nouveaux paysages, notamment en Norvège. 

Ses grands espaces colorés, qui suscitent la comparaison avec le Color Field d’un Rothko, lui valent plusieurs commandes publiques destinées au théâtre : les rideaux de scène de la Comédie Française (1987), de l’Opéra de Hong Kong (1989) et du nouvel Opéra de Shanghaï (1998). 

 

En 1997, l’œuvre d’Olivier Debré est consacré par le ballet Signes, présenté à l’Opéra Bastille par la chorégraphe Carolyn Carlson qui le reprendra en 2013. À Tours, le Centre de Création Contemporaine Olivier Debré, qui vient d’être inauguré en mars 2017, veut célébrer cet artiste majeur du XXe s., tout en instaurant un dialogue entre son œuvre -inspiré notamment par les paysages ligériens- et la création contemporaine.

 

Olivier Debré est représenté à travers le monde, notamment dans les collections du Centre Pompidou et du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, du Museum of Modern Art d’Aalborg (Danemark), du Fogg Art Museum à Boston, de l’Albright-Knox Art Gallery à Buffalo et du Hirshhorn Museum à Washington, du Fine Arts Museum de Taipei ou du National Museum of Modern Art de New Delhi.

en lire plus >>

<< fermer

en lire plus >>

<< fermer

en lire plus >>

<< fermer

Collection particulière. en lire plus >>

<< fermer