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Maria Helena-Vieira da Silva/le-metro

Maria Helena Vieira da Silva

Le Métro

Ref. JJ835

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Année 1982

Catégorie Œuvre sur papier

Technique Encre de Chine, tempera et gouache sur papier japon

Hauteur x Largeur (cm) 31,5 x 28,5

Signature Signé en bas à droite

Catalogue VIEIRA DA SILVA Maria Helena, catalogue raisonné : Guy WEELEN, Jean-François JAEGER, Virginie DUVAL, Diane DAVAL BERAN, 1994 / n° 3260, p. 643 (reprod.).

Zone géographique Europe

Certificat COMITÉ ÁRPÁD SZENES-VIEIRA DA SILVA, daté du 15 janvier 2002.

Daté en bas à gauche. Cadre de verre anti-reflet. Lire le focus de Martine Heudron sur le blog d'ARTVIATIC "NEWS OF THE ARTWORLD" : http://www.newsoftheartworld.com/%ef%bb%bfvieira-da-silva-ou-la-quete-de-lantimatiere. en lire plus >>

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Née dans un milieu aisé en 1908 à Lisbonne, Maria Helena Vieira da Silva est très jeune orpheline de père ; enfant solitaire, elle se réfugie dans les livres et dans la musique, s’invente son univers de rêveries et sensations qu’elle cherche déjà à traduire en peinture.  
Dès 1928, elle se rend à Paris, foyer des avant-gardes : commence alors une période de formation et de recherches, qui lui permet de reconnaître les références marquantes pour son développement pictural à venir : la petite sensation de Cézanne, les petits carreaux de Bonnard ou des Primitifs siennois et surtout les grilles abstraites peuplées d’objets réels de Torres García (1874-1949).
Un long mûrissement va s’ensuivre, avec le passage progressif des signes tirés de la réalité à des schémas non figuratifs, mais où l’architecture de l’espace tient une place essentielle : travaillant sur la perspective, elle découvre toutes sortes de solutions qui finissent par ériger l’espace pictural comme sujet même de l’œuvre, associé à un chromatisme générateur de mouvements ondulatoires qui introduit la notion de temps et d’instabilité dans la peinture.  

Après son exil douloureux au Portugal puis au Brésil en compagnie de son mari Arpad Szénès pendant la Seconde Guerre mondiale, elle revient à Paris où se cristallisera son langage personnel au cours des années 1950.
Poursuivant son travail à l’écart des débats artistiques tumultueux de l’après-guerre, Vieira da Silva dépasse l’opposition Figuration-Abstraction mais s’inscrit cependant dans une démarche artistique nouvelle née des atrocités de 1939-45 : approfondir la connaissance de soi pour exprimer sa relation au monde au travers de sa sensibilité et de son vécu, de sorte que « le sens de l’œuvre n’est formulable autrement que par l’œuvre elle-même » (Merleau-Ponty) et qu’apparaît la fusion totale entre sujet et objet ; et à la faveur des théories d’Einstein, reconsidérer totalement les concepts temps, espace, matière, hasard et vie.

Vieira da Silva opère cette décantation de la réalité au filtre de son être, dans un souci d’universalité qui la mène à une peinture « all over » et avec un sentiment d’instabilité et d’incertitude exprimé par ses labyrinthes picturaux (ils se développent à partir de 1947).
Bien définie par les notions de densité et de transparence, sa peinture de l’après-guerre renonce aux couleurs éclatantes pour un jeu subtil de valeurs sur les accords de bleus-terres ou gris-ocres.

Vieira da Silva ne cesse de relier sa peinture au visible, au point d’y voir souvent l’image d’une porte qui symbolise la frontière avec le monde de l’au-delà, où lui seront enfin révélées « les choses essentielles » : « (…) j’ai l’impression que l’explication viendra avec la mort ; c’est elle qui me donnera la clé. (…) ; « Ce que je voudrais, c’est découvrir en peignant ce qui se passe de l’autre côté ». Le thème du passage, qui s’ouvre sur l’infini au milieu d’un labyrinthe, hante de fait son œuvre.
Confrontée à la mort de ses proches, l’artiste multiplie alors les tableaux blancs, dont les titres -Chemins de la paix (1985), Silence (1984-1988), Destination (1986), Courants d’éternité (1990), Vers la lumière (1991)- expriment on ne peut plus clairement ses aspirations mystiques, malgré sa non-croyance affichée. Ils témoignent que Vieira finit, en cette dernière décennie, par atteindre la sérénité : tous les éléments plastiques se dissolvent dans la lumière et la peinture confine à l’antimatière, porteuse d’une énergie primordiale mue par l’amour.

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"Perspectives III", Borzo Kusthandel, s-Hertogenbosch (Den Bosch), 2001 : texte et reprod. p.50-51. TEFAF, Maastrich (Pays-Bas). en lire plus >>

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Collection particulière, France ; Collection particulière, Pays-Bas ; Collection particulière, Portugal. en lire plus >>

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