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GILARDI-Piero/gola-montana

GILARDI Piero

Gola Montana

Ref. GE172

Prix de vente 21000 EUR




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Année 2011

Catégorie Peinture

Technique Mousse de polyuréthane

Hauteur x Largeur (cm) 150 x 150

Signature Signé au dos

Zone géographique Europe

Certificat GALERIE SEMIOSE, Paris.

Cette œuvre est un tapis-nature intitulé "Gola Montana". en lire plus >>

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Piero Gilardi est un artiste plasticien italien né en 1942 à Turin où il vit et travaille. Sa carrière débute en 1963 avec une exposition turinoise de Machines pour le futur, installation anti-esthétique d’inspiration néo-dadaïste.

Dès 1965, il se fait connaître avec ses Tapis-Nature en mousse polyuréthane, sortes de tableaux en relief accrochés au mur ou posés au sol, qui reproduisent de manière très fidèle le milieu naturel. Leur côté ludique est bien vite dépassé par la volonté de critiquer la société de consommation et son mode de vie de plus en plus artificiel, source de pollutions diverses : il affirme que c’est après avoir vu une rivière charriant toutes sortes de déchets qu’il a éprouvé le besoin de créer « un petit morceau de rivière propre et confortable ».  

 

Il rejoint ainsi d’autres artistes italiens pour présenter à Turin en juin 1966, Arte Abitabile (Art habitable), exposition qui veut répondre à l’Art minimal américain, récemment découvert et représenté notamment par Sol LeWitt et Don Judd : s’ils en reprennent l’extrême simplicité formelle, ils en refusent la froide objectivité au profit d’une sensibilité subjective. En juin 1967, une autre exposition à Rome présente des œuvres pour faire office de « médiation » entre la nature et le public.

 

C’est en septembre de la même année que surgit l’appellation d’Arte Povera, titre d’une exposition génoise organisée par le critique d’art Germano Celant, qui publiera dès décembre dans Flash Art, revue d’art américaine, le manifeste de cette nouvelle tendance. 

Pour les acteurs d’Arte Povera, ce n’est pas un mouvement -car chacun veut conserver sa totale indépendance- mais plutôt un comportement, consistant à braver la culture consumériste par une lutte proche de la guérilla. Cette attitude doublement révolutionnaire s’exprime dans l’activité artistique par l’importance accordée au processus créateur et non à l’objet fini : c’est donc un art qui se veut parfaitement insaisissable. Faisant souvent référence à la nature, cet art contribue à la réflexion sur la confrontation nature-culture, tandis que la notion de pauvreté doit s’appliquer aux moyens techniques mis en œuvre par l’artiste et non à la pensée qui mène à la réalisation de l’objet. 

Ainsi Arte Povera s’insère pleinement dans l’ambiance contestataire qui règne en Europe à la fin des années 1960, tout en s’insurgeant contre la domination de l’art américain sur le marché.  

 

Avec sa série des Tapis Nature commencée au milieu des années 1960 et bientôt exposée à Milan, Paris, Bruxelles, New York, Piero Gilardi prône un art porteur d’émotions et conçu pour l’espace domestique, afin de réconcilier la nature et la vie humaine, l’individu et son environnement : « En réalisant les premiers Tapis-Nature, j’ai emprunté à Claes Oldenburg sa poétique sensorielle du ‘soft’ mais, pour moi, la mousse en caoutchouc avait surtout pour fonction d’accueillir et d’interagir avec le corps. »

En 1968, Piero Gilardi cesse de créer des œuvres d’art destinées au marché, au profit d’actions militantes politiques, en faveur de la Nouvelle Gauche, et culturelles, pour défendre la créativité collective et spontanée. 

Il revient à la production artistique dans les années 1980 et publie alors Dell’arte alla vita, dalla vita all’arte -qui relate son parcours dans le contexte révolutionnaire et la décennie suivante- et devient en 1987 président de l’association Ars Technica, en lien avec la Cité des Sciences et de l’Industrie, qui réunit scientifiques, philosophes et artistes autour des relations entre l’art et les nouvelles technologies. En phase avec son second livre Not for Sale - À la recherche de l’art relationnel 1982-2000, Piero Gilardi décide de les exploiter dans nombre de ses travaux récents qui visent à développer l’interaction entre l’œuvre d’art et le regardeur : son installation Pulsations permet au spectateur de l’œuvre de visualiser son battement cardiaque, tandis que Shared Emotion propose une expérience d’interactivité informatique entre deux visiteurs.

 

À la fois artistique et politique, la démarche de Piero Gilardi qui se veut écologique et sociale a été consacrée en 2008 par la fondation du Parc d’art vivant de Turin.

 

Piero Gilardi est bien représenté notamment en Italie à la Galleria Civica d’Arte Moderna e Contemporanea de Turin, en France aux Centre Pompidou, FNAC et FRAC, en Suède au Moderna Museet de Stockholm, au Musée Tamayo de Mexico ou au Museum of Modern Art de New York.

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Contemporary Art Fair, Istanbul, 2012. en lire plus >>

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Cette œuvre a été achetée par la société AC professionals à la galerie Riff Art Projects, Paris-Istanbul en décembre 2013. en lire plus >>

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