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Boris Chetkov

Evening in the Village

Ref. RT892

Prix de vente 45000 USD




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Année 1994

Catégorie Peinture

Technique Acrylique sur toile

Hauteur x Largeur (cm) 51 x 71

Signature Signé et daté au dos

Zone géographique Amérique

Certificat PUSHKIN, Kenneth, daté du 6 septembre 2016, n° d'inventaire BAC344.

Signé daté et titré au verso. en lire plus >>

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Boris Alexandrovitch Chetkov (1926-2010) est un peintre et verrier russe connu pour ses œuvres colorées qui peuvent être reliées à l’Expressionnisme abstrait ou figuratif. Si l’on considère ses théories artistiques et son emploi de la couleur, on le rattache volontiers au Modernisme et à Kandinsky, bien qu’il ait travaillé sa peinture à l’écart de la communauté artistique russe et internationale jusqu’à la fin du Communisme. Il a été membre de l’Union des Artistes de Saint-Pétersbourg.

 

Malgré des débuts difficiles et un manque de reconnaissance des instances artistiques de l’Union Soviétique, Boris Chetkov poursuivra ses expériences picturales jusqu’à la fin de sa vie, nourrissant un besoin pressant de créer : au début des années 1990, il fait par exemple plus de 400 œuvres. Que ce soient des peintures ou des verres, elles révèlent un usage sophistiqué de la couleur très caractéristique, dont l’intensité ne cesse de croître tout au long de son développement artistique réparti en trois périodes.  

 

Chetkov naît au sein d’une famille de paysans aisés à Novaya Lyalya (région de Sverdlovsk) en 1926. Dans les années 1930, la collectivisation oblige sa famille à abandonner ses terres et il passe plusieurs années à suivre ses parents en quête de travail dans les fermes collectives ou les usines de l’Oural. En 1942, à l’âge de 16 ans, il est arrêté pour « hooliganisme » et envoyé au goulag près de Nizhny Tagil, là où est interné l’électrochimiste Armin Stromberg. En 1944, il rejoint un régiment de tanks de l’armée russe et assiste en Lettonie au blocus de la Poche de Courlande à la fin de la guerre.

 

Chetkov se montre talentueux dès l’enfance mais il ne suivra une formation artistique qu’en 1949-1952, sous l’égide de l’historien d’art Vladimir Eifert, ancien directeur du Musée Pouchkine, exilé à Karaganda en 1941. Chetkov entre ensuite à la Tavricheskaya Art School jusqu’en 1954 ; ayant échappé de peu à la mort à la suite d’une brucellose, il affermit son intention de devenir artiste et intègre la Stroganov Moscow State University of Arts and Industry (1960-1965), où il reçoit l’enseignement de Sergueï Gerasimov. 

On l’oblige à quitter l’université, en raison de son ouverture à l’art occidental et de sa liberté artistique qui attirent les foudres des membres du Parti communiste. Il finit par décrocher un diplôme à la Saint Petersburg State Art and Industry Academy en 1966.

Il devient maître-verrier à la verrerie de Malaya Vishera de 1967 à 1979. Artiste passionné et créatif, Chetkov développe la production de la manufacture, expérimentant différentes techniques et finitions, y compris celles de Venise. Il affirme : « Le travail du verre est ensorcelant, il libère votre fantaisie ; l’artiste devient un magicien en créant un objet à partir d’une pâte brûlante et informe…  Le verre a mis le feu à mon âme et y a laissé une brûlure profonde. » Ses verres seront exposés à travers le monde à partir des années 1970, mais sous l’appellation « artiste de l’Union Soviétique » plutôt que sous son propre nom.

 

Chetkov va peindre une grande partie de sa vie dans l’isolement, du fait que son travail n’est pas conforme au Réalisme socialiste imposé par le régime. Mais en dépit de nombreuses difficultés, il conservera son « irrépressible force d’esprit » qui habite ses peintures vives en couleur et d’une exécution enlevée. Il revient inlassablement à certains sujets : la nature morte, l’art équin, l’expressionnisme abstrait, le portrait et la musique, sans cesser d’expérimenter palettes et médiums nouveaux. La nostalgie de ses expériences d’enfance dans la ferme de son grand-père revient souvent, sous la forme d’une vision idéalisée de la vie campagnarde pré-stalinienne, à la fois dans ses verres et dans ses peintures de scènes de genre et de paysages.  

 

Tout jeune artiste, Chetkov s’était frotté aux thèmes, techniques et matériaux modernes, et avait défini son style et son vocabulaire. Une fois à la verrerie, à partir de 1967, le travail du verre va beaucoup influencer sa peinture et Chetkov se lance dans un labeur acharné : il développe une palette riche et une sorte de glaçure qui semble émettre une « lueur » venant de la peinture elle-même. Et inversement, il applique des techniques picturales à l’art du verre. C’est à cette époque qu’il peint la majorité de ses portraits.

 

À nouveau en délicatesse avec le Parti communiste, Chetkov doit quitter la manufacture en 1979 et traverse alors une période difficile sur le plan émotionnel, de sorte que sa production diminue drastiquement et que sa palette devient beaucoup plus terne. Aux environs de 1987, sa créativité explose à nouveau, encore accélérée par la chute de l’Union Soviétique en 1989 : durant les années 1990, il peint quelque 400 pièces, dont nombre d’œuvres abstraites. Toutes déploient la maîtrise d’une palette haute en couleurs.     

 Vers 1995, ses peintures commencent à être remarquées hors de Russie. Il suscite des expositions particulières en Allemagne, en Russie et aux États-Unis et participe à des expositions de groupe en Australie, au Japon et en Chine. Récemment encore, fut organisée une exposition particulière posthume au Royaume-Uni pour inaugurer la Semaine de l’Art russe en 2013.

 

Chetkov était l’ami d’Ernest Fuchs, admirateur de ses verres qui l’encourageait aussi à présenter sa peinture comme un Réalisme fantastique, qualification que l’historienne de l’art Irina G. Mikhaïlova a retenue en considérant Chetkov comme le fondateur de ce style pétersbourgeois dans la monographie qu’elle lui a consacrée en 2005.

 

Les œuvres de Chetkov se trouvent dans des collections privées disséminées à travers le monde mais aussi au Musée de l’Hermitage et au State Russian Museum à Saint-Pétersbourg.   

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Theodora Clarke, "Re-imagining Russia, Boris Chetkov: Landscape and Genre Painting", 2013 (reprod. pl. 3, p.12). Alexander Borovsky, "Boris Chetkov, 100 Masterworks", 2012 (reprod. pl.11, p.24). en lire plus >>

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Acquis de l'atelier de l'artiste et exporté en 2005 de la Fédération de Russie aux États-Unis avec l'autorisation du Ministre de la Culture russe. en lire plus >>

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