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Adolf-Luther/stehlinse-(lentille-debout)

Adolf Luther

Stehlinse (Lentille debout)

Ref. MP549

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Année 1970

Catégorie Sculpture

Technique Miroir convexe semi-transparent, plastique, acier verni.

Hauteur x Largeur x Profondeur (cm) 214 x 51 x 50

Signature Non Signé

Edition Pièce originale

Zone géographique Europe

Certificat ADOLF LUTHER STIFTUNG (Dr. Magdalena Broska), Krefeld, en date du 1er octobre 2015.

Avec son rejet de la peinture, Adolf Luther s'est avéré depuis le début des années 1960 l'un des artistes les plus radicaux. Le verre, le métal, les miroirs, les lentilles, le laser et la fumée sont les matériaux qu'il a employés. Dans son art, il ne cherche pas à représenter le visible mais il nous fait voir l'invisible. Ses miroirs et lentilles génèrent une lueur qui se propage dans l'espace au-delà de l'œuvre. en lire plus >>

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Né en 1912 à Krefeld-Uerdingen en Rhénanie du Nord-Westphalie (Allemagne), Adolf Luther connaît un parcours sinueux avant de trouver véritablement sa voie. Son apprentissage en architecture est interrompu par la récession économique du début des années 1930 ; il étudie le piano et le violon mais, se jugeant sans talent, abandonne la musique. Admis à la Faculté de droit peu avant l’éclatement de la guerre, il est mobilisé en France où il exécute ses premiers dessins et aquarelles.

 

Envoyé en mission aux Canaries, il a le temps de travailler et de mûrir sa vocation d’artiste, puis revient à Paris. Là, il visite les musées, prend des cours de dessins sur le vif dans les ateliers de Montparnasse, tout en préparant son doctorat de droit qu’il obtient à Bonn en 1943.

La guerre terminée, il peut rentrer chez lui, après avoir été retenu prisonnier quatre mois par les Américains. De retour à la vie civile, Adolf Luther poursuit une carrière de magistrat tout en pratiquant la peinture, exposant une toile en 1946 d’une facture proche de l’impressionnisme, s’intéressant au cubisme de Picasso, avant de pratiquer l’abstraction qui lui ouvre des horizons nouveaux, riches d’avenir pour son évolution artistique :

« La vérité ne réside pas dans la réalité visuelle. Il y a un monde derrière les apparences, que l’on peut aussi représenter. Je veux trouver un style qui me permette de décrire les vérités qui se cachent derrière la réalité optique. » (1953)

 

En 1957, il démissionne de ses fonctions de juge et se lance dans la peinture gestuelle tachiste mais c’est un échec qui provoque chez lui une crise profonde. Un voyage en Espagne en 1958 l’incite à un nouveau départ, sous forme d’épaisses peintures de champs de couleur plans. Bientôt, il crée les Images de matière entièrement noires, dont les reliefs conquièrent l’espace : elles lui valent une première exposition particulière au Kaiser Museum à Krefeld.

En 1961, il conçoit des Dématérialisations, peintures abstraites en relief sur de l’isorel, commence à s’intéresser au verre et donne naissance l’année suivante à ses premiers objets de lumière, des Sas de Lumière, sortes d’écrans faits d’éclats de verre mobiles autour d’un axe. Bientôt il s’empare de lentilles, puis de miroirs concaves qu’il met en scène en les soumettant à la lumière d’un projecteur afin de jouer avec les phénomènes optiques (Focussing Room, 1970).

 

Désormais le travail d’Adolf Luther sera dévolu à la lumière : en procédant à des expériences très concrètes, il veut magnifier sa réalité extraordinaire et pourtant le plus souvent invisible, alors qu‘elle représente un élément fondamental de notre monde physique :

« Il y a des moyens pour dévier la lumière, l’orienter dans une direction différente et la faire apparaître. »

 

Au début des années 1970, tout en créant ses premières pièces au laser, il intègre ses miroirs concaves dans l’architecture, comme Integration, Spherical Concave Mirror Object Olympia, installé en 1972 dans le hall du Sporthalle, à l’Olympic Stadium de Munich, à l’occasion des Jeux Olympiques.

 

L’année 1976 voit naître l’idée la plus ambitieuse et la plus poétique d’Adolf Luther, qui aspire à développer son art à l’échelle cosmique : Moon Project-Festival 2000 consiste à capter la lumière interstellaire à l’aide d’un satellite puis, grâce à des réflecteurs, à la projeter durant la nuit qui marquera l’entrée dans le troisième millénaire sur la face sombre de la Lune :

« Si les réflecteurs étaient rotatifs, vos mouvements sur la Lune (…) seraient visibles sur la Terre. La Lune deviendrait un objet d’art pour tous les peuples du monde. (…) J’aimerais que nous puissions accomplir [ce projet] à la fin de ce siècle. C’est le siècle de l’espace. Nous devrions donner un signe de confiance, l’espoir que la vie va continuer. »

 

L’autodidacte Adolf Luther qui a participé aux expositions majeures d’Art Cinétique, de ZERO et d’Op Art, sans compter celles consacrées à l’architecture et à l’espace, est reconnu comme un représentant de premier plan de l’art novateur de l’après-guerre.

Sa fondation, située sur les lieux de son atelier à Krefeld, voit le jour en 1989 pour défendre l’Art Concret depuis le début des années 1950.

Aujourd’hui ses œuvres sont présentes dans nombre de musées.    

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Collection particulière, Allemagne. en lire plus >>

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