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Wifredo Lam

Figurkomposition

Ref. NN133

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Année 1978

Catégorie Œuvre sur papier

Technique Pastel sur papier

Hauteur x Largeur (cm) 29,5 x 42

Signature Signé et daté

Zone géographique Europe

Certificat LAM, Eskil (fils de Wifredo Lam), daté du 27 mai 2017, n° 17.39.

Signé daté : " 19-10-1978 W Lam St Galien". en lire plus >>

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Wifredo Lam (de son vrai nom Wilfredo Oscar de la Concepción Lam y Castilla) naît à Sagua la Grande, à Cuba, en 1902, année-même de l’Indépendance de l’île, d’une mère descendante d’Espagnols et de Noirs du Congo déportés et d’un père beaucoup plus âgé originaire de Chine.

Sa vocation de peintre s’affirme très tôt puisqu’il s’inscrit dès 1916 à l’Academia Nacional San Alejandro à La Havane puis obtient en 1923 une bourse lui permettant de partir étudier en Europe. 

 

Son séjour en Espagne, première étape avant Paris, dure finalement quatorze années qui s’avèreront fondamentales dans la formation artistique du jeune homme : il découvre progressivement la modernité de Gauguin, Cézanne, Matisse, Franz Marc et surtout Picasso en 1929, mais aussi, au Prado, la peinture ancienne –attiré notamment par les contestataires que sont Goya, Jérôme Bosch et Bruegel l’Ancien- ainsi que les collections du Musée archéologique qui lui révèlent les correspondances entre l’art primitif et l’art moderne. 

Après la mort de sa femme et de son fils causée par la tuberculose, Lam s’implique totalement dès 1936 dans la lutte contre Franco auprès de ses amis espagnols républicains ; la violence des combats lui inspire en 1937 La Guerra civil, grande gouache sur papier (211 cm x 236 cm).

 

En 1938, Lam quitte l’Espagne pour Paris. C’est le début d’une amitié avec Picasso qui lui fait connaître l’art africain à travers sa collection et qui l’introduit auprès de ses amis peintres (Braque, Léger, Miró…), hommes de lettres (Leiris, Éluard, Zervos…) et marchands comme Pierre Loeb, organisateur de sa première exposition personnelle en 1939. Grâce à Michel Leiris, Lam découvre le Surréalisme qui le séduit car il « permet de se délivrer des aliénations culturelles ». Assidu au travail, il reçoit les vifs encouragements du maître espagnol, « incitateur à la liberté », qui déclare s’être reconnu en lui dès leur première rencontre. Wifredo Lam peint à cette époque, dans une simplification formelle inspirée de l’art africano-picassien, des figures frontales et hiératiques, souvent isolées, qui traduisent la douleur de son âme blessée par la perte des siens, comme en témoigne le thème récurrent de la Mère et l’Enfant.

 

En 1940, Wifredo Lam fuit Paris juste avant l’invasion allemande et rejoint à Marseille ses amis hostiles au nazisme désirant quitter le territoire, notamment le groupe des Surréalistes réuni à la Villa Air-Bel autour d’André Breton, Victor Brauner, Max Ernst, René Char, André Masson… Lam participe alors à des travaux collectifs, illustre le poème Fata Morgana d’André Breton (1941) censuré par le régime de Vichy, continue ses expérimentations et produit une série de dessins à l’encre préfigurant les figures hybrides qu’il développera au cours de son séjour cubain, de 1941 à 1947. Fin mars 1941, le couple Lam fait partie des 300 artistes et intellectuels, avec André Breton et Claude Lévi-Strauss, qui embarquent pour la Martinique : c’est le début d’une amitié avec Aimé Césaire, poète revendiquant la dignité de l’homme noir, au contact duquel Lam prend pleinement la mesure de son attachement pour la nature et la culture ancestrale des Antilles. 

 

En août 1941, après dix-sept ans d’absence, Lam revient à Cuba, alors sous le régime colonialiste de Batista. La tristesse d’avoir quitté l’Europe fait bientôt place au désir de défendre la cause et l’esprit des Noirs en inventant son propre langage pictural, pour rompre avec l’art préconisé par le pouvoir : sur un fond dense où s’entremêlent végétaux et animaux, se détachent des figures surréelles, fantomatiques, inquiétantes et troublantes. À la recherche de ses racines et sensible au merveilleux, Lam assiste à des rituels afro-cubains, renoue avec les mythes de son enfance et la pratique des magiciens ou devins. Il continuera d’approfondir ses connaissances lors de ses voyages à Haïti en 1946 puis en Amérique latine : avec lui, l’identité africaine, longtemps réduite au silence, reprend ses droits dans les cultures de cette région du monde.

 

La consécration lui est donnée par La Jungle (1943), œuvre de grandes dimensions (239 x 230 cm) qui fait scandale lorsqu’elle est exposée en 1944 à New York chez Pierre Matisse (le galeriste avait pris l’artiste sous contrat dès 1941) : « poème barbare, monumental, superbe », écrira Max-Pol Fouchet. Ce tableau décrit « la convulsion de l’homme et de la terre ». Dès l’année suivante, le Museum of Modern Art de New York en fait l’acquisition et l’accroche aux côtés de la prestigieuse toile de Picasso Les Demoiselles d’Avignon, tandis que Wifredo Lam redouble d’activité dans une liberté absolue, aussi bien en musique qu’en peinture, à la faveur d’une nouvelle présidence politique. 

 

En 1946, Lam découvre New York et ses avant-gardes avant d’embarquer pour rejoindre Paris mais il est déçu par les dissensions politico-artistiques de ses vieux amis, Picasso et André Breton. Il se lie cependant à René Char, qui l’admire et partage avec lui l’idée que l’engagement politique doit primer sur l’art (le poète avait combattu dans la Résistance durant l’Occupation), et au danois Asger Jorn, artiste engagé qui luttera toute sa vie pour une totale liberté de l’art.

 

En 1947, Lam préfère rentrer à Cuba et travaille à la série des Canaïma, du nom de la région sud-est du Venezuela et de celui du dieu amérindien du Mal qui peut hanter la savane. Outre l’art africain, Lam s’intéresse désormais à l’art océanien et à l’ésotérisme, dont l’influence est visible dans sa peinture. Son style évolue vers plus de clarté et de dépouillement, avec des figures surréelles isolées sur des fonds neutres. 

Son œuvre gagne alors une renommée internationale : distinctions, publications et expositions se succèdent aux États-Unis, en Europe et aux Antilles. 

Lam, qui voyage beaucoup, essaie de créer des communautés d’artistes là où il passe, tout en s’intéressant vivement à CoBrA, nouveau groupe européen aux idées proches des siennes, qu’il va rejoindre à Paris en 1951 après son divorce. 

 

À Cuba, le retour de la dictature de Batista en mars 1952 l’incite à s’installer à Paris. Il travaille notamment à l’illustration du livre de René Char, À la santé du serpent, tandis qu’il est séduit par la nouvelle revue Phases destinée à défendre la pratique de l’automatisme, qui réunit Götz, Corneille, Alechinsky. Il conservera néanmoins toujours son indépendance.

Dans les années qui suivent, Lam ne cesse de voyager d’un continent à l’autre, multipliant rencontres et occasions de réfléchir et de travailler, notamment à Albisola en Italie sur la côte ligure, sur l’invitation d’Asger Jorn, cofondateur de l’Internationale situationniste. 

 

Au début des années 1960, bien que plein d’espoir face à la Révolution castriste, Lam ne rentre pas à Cuba, partageant son temps entre Albisola et la Suisse, puisqu’en France, la guerre d’Algérie rend les étrangers indésirables. En 1963, il reçoit un accueil triomphal à Cuba et se voit proclamé « peintre national ». La décennie est marquée par nombre de travaux de céramique et de gravure, afin d’illustrer les livres de ses amis, comme Le rempart de brindilles de René Char (1963), Apostroph’Apocalypse de Gherasim Luca (1965) ou Annonciation d'Aimé Césaire (1969).

Sa peinture renoue avec les figures effilées et anguleuses de la période cubaine mais dans un jeu de transparences nouveau.

 

Wifredo Lam poursuivra sa vie trépidante de voyages incessants, où se mêlent travaux et expositions à travers le monde, jusqu’à sa mort en 1982. Cuba lui fera des funérailles nationales.

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Galerie Moderne, Silkeborg (Danemark) ; Collection du Consul Général Jens Olesens. en lire plus >>

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