Tang-Haywen/Sans titre

Tang Haywen (1927-1991)


Sans titre

1985

Référence : MV923

Encre sur papier
70 cm x 100 cm
Non Signé
Certificat : KOUTOUZIS, Philippe / Réf. LDI-AR-63.
Zone Géographique : Europe

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Description

L’œuvre sera incluse dans le catalogue raisonné actuellement préparé par M. Koutouzis. Tang Haywen (1927-1991) est un peintre originaire de Chine qui passa le plus clair de sa vie professionnelle à Paris. Son œuvre est profondément admiré pour sa fusion entre l’esthétique spirituelle chinoise inhérente à la peinture à l’encre brossée et l’expressionnisme abstrait occidental. Sa réputation s’étendit après sa mort grâce à plusieurs grandes rétrospectives. Tang Haywen est né en 1927 à Xiamen dans la province Fujian de Chine. Très tôt son développement intellectuel est profondément influencé par son grand-père qui l’initie aux principes du taoïsme : ils vont modeler fortement ses conceptions et plus tard son art. Lorsque la Seconde Guerre sino-japonaise éclate en 1937, la famille de Tang migre au Vietnam et s’installe à Cholon, le quartier chinois de Saïgon, où son père gère avec succès une entreprise dans la soie. Tang va à l’école française de Saïgon et apprend la calligraphie avec son grand-père. À 19 ans, il prend le nom de Haywen, composé des idéogrammes chinois de la mer et de la littérature. En 1948, Tang se rend à Paris, officiellement pour apprendre la médecine selon les vœux de son père. Mais une fois en France, il commence à nourrir l’ambition de devenir peintre. Il suit une petite formation artistique mais visite surtout musées et galeries où il observe de près les œuvres des maîtres occidentaux, les citant librement dans ses premières huiles et aquarelles. Il développe très vite une passion pour le voyage, élément fort de sa vie qui se reflète dans son art et dans sa carrière : sa toute première exposition (1955) a lieu à Paris et la suivante n’aura lieu que sept ans plus tard : entretemps, il expose en Suisse, au Canada, au Luxembourg et à trois reprises au Maroc. Vers le milieu des années 1960, son travail montre une préférence pour la gouache ou l’encre sur papier et les éléments stylistiques chinois traditionnels deviennent caractéristiques de sa peinture. Ses œuvres sont influencées par l’héritage esthétique des maîtres occidentaux comme Turner ou les Impressionnistes et façonnées par la spiritualité de l’approche taoïste de la peinture, dans laquelle l’artiste cherche à saisir l’interaction des énergies qui donnent vie au monde. Typiques de cette période sont des études rapides de scènes de la nature, souvent rendues par quelques coups de brosse, qui renforcent sa conviction que « la peinture est l’incarnation de l’énergie ». La synthèse qu’il opère entre la tradition orientale taoïste et l’esthétique occidentale, alliée à la saisissante beauté de ses compositions, commence à capter l’attention d’un petit cercle de critiques, peintres et admirateurs. Durant les années 1970, il peaufine un format, dans lequel il fera ses œuvres les plus importantes : diptyque sur papier, le plus souvent sans titre, de 70 x 100 cm. À Goa en Inde, Tang rencontre le cinéaste Tom Tam, avec lequel il fait deux petits films : Furen Boogie tourné sur la plage de Goa et quelques mois plus tard, Tang Boogie tourné dans son petit appartement-atelier parisien, qui montre son travail sous forme d’images défilant rapidement : c’est le premier exemple connu d’un film expérimental fait par un artiste chinois. Dans les années 1980 ont lieu quelques expositions significatives en France, notamment au Musée des Beaux-Arts de Vitré et à celui de Vannes. Mais il ne gagne pas pour autant une véritable reconnaissance de son vivant. Cela est dû en grande partie à son manque d’intérêt pour le succès matériel : la liste des expositions de la période montre qu’il est aussi heureux de répondre à l’invitation de modestes galeries de province que d’envisager d’être exposé dans les plus prestigieuses. En 1989, six mois après la contestation de la Place Tian Anmen, Tang participe à une exposition au Centre Georges Pompidou, intitulée « Tian Anmen 4 juin-4 décembre je n’oublie pas ». En mai 1991, son ami Yonfan Manshih, le réalisateur et photographe hongkongais, fait le dernier portrait connu de Tang, dans son petit appartement de la rue Liancourt à Paris. Il a été publié en novembre 1991 dans « A Chinese Portrait », avec ceux de Chang Dai-chien et de Zao Wou-Ki dans leur atelier. Tang Haywen succombe à des complications respiratoires à Paris le 9 septembre 1991, à l’âge de 64 ans. L’art de Tang Haywen trouve un large public après sa mort grâce à plusieurs rétrospectives, notamment au Musée océanographique de Monaco en 1996, au Musée des Beaux-Arts de Taipei à Taiwan en 1997, au Musée de Pontoise en France en 1999, au Musée Guimet de Paris et dans la galerie de la Fondation Shiseido en 2002 ; et d’autre part grâce à des expositions commerciales comme la présentation au centre culturel Yishu8 de Pékin en 2011, l’exposition monographique « Tang Haywen, a modern Chinese painter » à la foire ArtBasel Hong Kong de 2013 et, en septembre 2014, une exposition à la galerie De Sarthe à Hong Kong. Il est représenté dans les collections les plus prestigieuses : le Musée Guimet, le Musée Cernuschi, le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, la Menil Collection de Houston, the Art Institute of Chicago, le tout nouveau M+ Museum à Hong Kong (musée de la culture visuelle, appartenant au West Kowloon Cultural District). (Extraits de la biographie par Philippe Koutouzis, auteur du catalogue raisonné de Tang Haywen) This work will be included in the forthcoming catalogue raisonné currently prepared by Mr Philippe Koutouzis. Tang Haywen (Chinese 曾海文, 1927–1991) was a Chinese-born painter who spent most of his professional life in Paris. His work is deeply admired for its fusion of the Chinese spiritual aesthetic of ink brush painting with Western abstract expressionism. His reputation has grown since his death thanks to some major retrospective exhibitions. Tang Haywen was born in 1927 in Xiamen in Fujian Province, China. His early intellectual development was deeply influenced by his grandfather, who introduced him to the principles of Taoism, which strongly shaped T'ang's outlook, and later his art. When the Second Sino-Japanese War broke out in 1937, T'ang's family migrated to Vietnam and settled in Cholon, the Chinese district of Saigon, where T'ang's father established a successful silk business. T'ang attended the French school in Saigon and learned calligraphy from his grandfather. At the age of 19, T'ang adopted the name Haywen: when written in Chinese, the name consists of the ideograms for "sea" and "literature". (The name would be written hǎiwén in the pinyin romanisation system; "T'ang" is a regional pronunciation of his surname character 曾, which is pronounced "zēng" in standard Chinese.) In 1948, Tang moved to Paris, ostensibly to study medicine in keeping with the wishes of his father. However, once in France, Tang soon began to pursue his long-held ambition to be a painter. He undertook little formal artistic training, but spent much time in museums and galleries, where he closely observed the work of Western masters, quoting them freely in his early oils and watercolors. He quickly developed a passion for travel, a constant feature of his life that was reflected in his art and career: his very first exhibition (1955) was in Paris, but it would be seven years before he again showed his work in France: during the intervening period he had shows in Switzerland, Canada and Luxembourg, and three in Morocco. By the mid-1960s, Tang's work was showing a preference for gouache or ink on paper, and traditional Chinese stylistic elements were becoming a feature of his painting. His works were influenced by the aesthetic legacy of Western masters like Turner and the impressionists, and shaped by the spiritual elements of the Taoist approach to painting, in which the artist seeks to capture the interplay of energies that give life to the natural world. Typical works of this period were quick studies of scenes in the natural world, often rendered in a few brushstrokes, that gave life to his conviction that "painting is the embodiment of energy." His synthesis of the Eastern Taoist tradition with a Western aesthetic, together with the arresting beauty of his compositions, began to attract serious attention from a small circle of critics, painters and admirers. During the 1970s, he refined the artistic format in which his greatest works would be produced - the diptych on paper, usually untitled and measuring 70 x 100 cm. In Goa, India, Tang met the filmmaker Tom Tam, and the two collaborated on two short films. They shot Furen Boogie on the beach in Goa and several months later, in Tang's small apartment-studio in Paris, they shot Tang Boogie.Tang Boogie renders the artist's work as a series of fleeting images and is the first known example of an experimental movie by a Chinese artist.During the 1980s he had some significant exhibitions in France, notably at the Musée des Beaux-Arts de Vitré and the Musée des Beaux-Arts de Vannes. However, did not gain any significant recognition during his lifetime. In large part this was due to Tang's own lack of interest in material success: as can be seen from the list of exhibitions from the period, he was just as happy to respond to invitations from small provincial galleries as he was to opportunities to be shown in the most prestigious spaces. In 1989, six months after the Tian Anmen square protest Tang participated in a show at the Centre Georges Pompidou entitled "Tian Anmen 4 Juin-4 Décembre je n'oublie pas". In May 1991 his friend Yonfan Manshih, the movie director and photographer from Hong Kong, shot Tang's last known portrait in his small apartment of the rue Liancourt in Paris. It was published in November 1991 in "A Chinese Portrait" along with images of Chang Dai-chien and Zao Wou-Ki in their studio. Tang Haywen died of respiratory complications in Paris on September 9, 1991. He was 64 years old. Tang Haywen's art found a wider public after his death, thanks to several retrospective exhibitions, notably at the Oceanographic Museum in Monaco in 1996, at the Taipei Fine Arts Museum in Taiwan in 1997, The Musée de Pontoise in France in 1999, the Musée Guimet in Paris and the gallery of the Shiseido Foundation in Tokyo in 2002 and commercial exhibitions amongst which a presentation at the Yishu8 cultural center in Beijing in 2011, a monographic presentation of his work, Tang Haywen a modern Chinese painter at the Art Basel Hong Kong fair in 2013 and in September 2014 an exhibition at the de Sarthe gallery in Hong Kong. Major collections that hold his work include the Musée Guimet, the Musée Cernuschi and the Musée d'art moderne de la ville de Paris, The Menil Collection in Houston, the Art Institute of Chicago and the M+ Museum, the new museum of visual culture, part of the West Kowloon Cultural District in Hong Kong. (extracts from a biography by Philippe Koutouzis, author of Tang Haywen’s Catalogue Raisonné) MAJOR EXHIBITIONS : - 2013 : Tang Haywen, a modern Chinese painter at the Art Basel Hong Kong Fair - 2005 : Encre/ Chine: Peintures à l’encre par Jean Degottex, Gao Xingjian and T’ang Haywen, University, Museum and Art Gallery, Université de Hong Kong, Chine - 2002 : Les chemins de l’encre, rétrospective, Musée Guimet, Paris, France, Fondation Shiseido, Tokyo, Japon - 1997 : Rétrospective, Musée des beaux-arts de Taipei, Taiwan - 1996-1997 : Rétrospective itinérante, Musée océanographique de Monaco, Singapore Art Museum, Musée d’Art d’Extrême-Orient de Cologne, 1996-1997 - 1965 : International Art Center, Detroit, USA - 1959 : Musée de Montréal, Montréal, Canada. MAIN PUBLIC COLLECTIONS : Musée Guimet, Paris Musée Cernuschi, Paris Musée d'Art moderne, Paris Musée d'Art moderne et d'Art contemporain, Nice Menil Collection, Houston Art Institute, Chicago Musée M+, Hong Kong.

Provenance

Collection privée.

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