Roland-Topor/Vierge quand même

Roland TOPOR


Vierge quand même

1996

Référence : CA496

Acrylique sur toile
130 cm x 90 cm
Signé en bas à gauche
Certificat : Nicolas Topor (fils et légataire de l'artiste).
Zone Géographique : Europe

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Description

Roland Topor (né à Paris, le 7 janvier 1938 - décédé dans la même ville, le 16 avril 1997) est un illustrateur, dessinateur, peintre, écrivain, poète, metteur en scène, chansonnier, acteur et cinéaste français. Fils du peintre et sculpteur Abram Topor, le jeune Roland passe ses premières années à Paris, dans le 10e arrondissement, rue Corbeau (aujourd'hui rue Jacques-Louvel-Tessier), puis en Savoie où ses parents, immigrés juifs polonais, se cachent pendant l'occupation nazie. Ensuite, tout en étant étudiant aux Beaux-Arts de Paris, Topor collabore au journal Hara-Kiri dont il partage le culte de l'humour noir, décapant et cynique mais aussi, dans une veine plus rose, au magazine Elle. En 1962, avec Fernando Arrabal et Alexandro Jodorowsky, il est l'un des créateurs du mouvement Panique. Il est le frère de l'historienne Hélène D'Almeida-Topor et l'oncle de l'historien Fabrice d'Almeida. Attiré par le cinéma d'animation, il collabore avec René Laloux. Après plusieurs courts-métrages, le long-métrage "La Planète sauvage" obtient, en 1973, le prix spécial du jury à Cannes. Il ouvre ses portes à l'émission Italiques en 1974 en compagnie de Fernando Arrabal. Comme acteur, il tient quelques seconds rôles ("Celles qu'on n'a pas eues" de Pascal Thomas, "L'Araignée de satin", etc.) et joue dans le film de Werner Herzog, "Nosferatu", fantôme de la nuit, aux côtés d'Isabelle Adjani et de Klaus Kinski. Topor réalise aussi beaucoup d'affiches, notamment pour "Le Tambour" de Volker Schlöndorff, "L'Empire de la passion" de Oshima, "L'Ibis rouge" de Jean-Pierre Mocky. La décennie 1970 voit également son roman "Le Locataire chimérique" adapté au cinéma par Roman Polanski sous le titre "Le Locataire" (1976). Topor collabore avec Federico Fellini pour son "Casanova", dessinant les images projetées pendant la séquence de la « lanterne magique ». À la radio, Topor est l’un des protagonistes de l'émission "Des Papous dans la tête" de France Culture. Topor travaille aussi avec son ami et complice Jean-Michel Ribes sur de nombreux projets. Ils écrivent ensemble pour la télévision "Merci Bernard" (1982-1984), puis "Palace" (1988) ; pour le théâtre "Batailles" (1983) ; pour le cinéma "La Galette du roi" (1985) ; ainsi que d'autres écrits inédits à ce jour, comme "Kignorje" ou "Le Chou de l'érudit". Topor travaille également pour la télévision sur la série pour enfants (démarrée en 1983) "Téléchat", réalisée par son ami intime, le Belge Henri Xhonneux. Succès immédiat de la série : 234 épisodes sont tournés. "À rebrousse-poil" (publié en 1987), coécrit avec Xhonneux, relate le tour du monde qu'effectue Groucha (personnage principal de Téléchat) en 80 jours. C'est aussi avec Xhonneux que Topor entreprend une adaptation cinématographique de la vie du marquis de Sade, en 1988, présentée au public l'année suivante, lors de la commémoration du bicentenaire de la Révolution française. L'œuvre intitulée "Marquis", uniquement interprétée par des acteurs en masques représentant des animaux, déconcerta et la critique et les spectateurs. Le temps aidant, "Marquis" est aujourd'hui devenu un film « culte ». Auteur de théâtre, "Vinci avait raison" (pièce qui déclencha un immense scandale en Belgique lors de sa création), "Joko fête son anniversaire", "L'Ambigu" ou encore "L'Hiver sous la table", Topor travailla à plusieurs reprises avec son ami Jérôme Savary ("Les Aventures de Zartan", "De Moïse à Mao") et signa en 1992 à la fois la mise en scène, les décors et les costumes de "Ubu roi" au Théâtre national de Chaillot, à Paris. Par ailleurs, la Galerie HumuS, créée en 1988 à Lausanne en Suisse a été parrainée par Roland Topor. En 1992, Topor fonde, avec Giacomo Carioti et Jean-Louis Colas, l'association ROMALIAISONPARIS, Société de Libres Talents entre deux capitales, dont le but est l'amitié et la collaboration entre artistes français et italiens. Topor en est le premier président et, pour elle, réalise en 1996 le symbole "Pinocchio qui se fait Marameo", un croquis extraordinaire, dessiné lors du voyage à Rome, en novembre 1996, pour recevoir, sur invitation de Giacomo Carioti et Rinaldo Traini, manager d'Expocartoon, le prix Une vie pour l'illustration ; après sa mort, le dessin est devenu le symbole du prix Roland Topor, remis par ROMALIAISONPARIS. Topor a été nommé, à titre posthume, satrape du Collège de 'Pataphysique. Il laisse une œuvre foisonnante, originale, dont le temps n'a pas émoussé la virulence. PRIX, HOMMAGES et AUTRES... 1961 : Grand Prix de l'humour noir 1990 : Grand Prix de la Ville de Paris Megumi Satsu, chanteuse japonaise excentrique, a interprété "Je m'aime" et "Monte dans mon ambulance", deux textes de Topor mis en musique par François d'Aime (1984). Personnage attachant de Topor, Max Lampin, le « bouc émissaire universel » : de ce personnage à la figure de brave homme, rien ne filtrera hormis la détestation de Topor à son encontre et encore celle-ci ne s'exprimera-t-elle que par des insultes, insinuations et mises en scène désobligeantes. Interrogé sur la raison de cette animosité, Topor se contentera de dire : « N'exagérez pas. Je n'ai rien contre lui. Au fond, je le trouve même plutôt sympathique. » RECUEIL de DESSINS 1960 : Les Masochistes 1961 : Topor, Anthologie 1965 : Panic 1965 : Dessins Panique 1972 : Un Monsieur tout esquinté (dessins de Roland et Nicolas Topor) 1974 : L'Epikon 1974 : Une vie à la gomme 1977 : Toporland 1985 : Topor (catalogue de l'exposition de Munich) 1996 : Le Trésor des Dames 2008 : Mai 68, collectif (éd. Michel Lafon) 2010 : Rebonjour (United Dead Artists ed.)

Bibliographie

Vente Drouot (Étude Briest), Paris, Roland Topor : 96 oeuvres, 28 avril 1999, n° 46.

Provenance

Nicolas Topor (fils et légataire de l'artiste).

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