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Otto-Piene/rainy-may-(mai-pluvieux)

Otto Piene

Rainy May (Mai pluvieux)

Ref. AZ797

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Année 1976

Catégorie Œuvre sur papier

Technique Gouache passée au feu sur carton

Hauteur x Largeur (cm) 67,5 x 48

Signature Signé et daté

Zone géographique Europe

Signé daté en bas à droite ; titré en bas à gauche. Rajouter 19 % VAT au prix affiché. À partir de 1959, Piene fait danser la lumière en utilisant la fumée et le feu dans ses créations, en lien avec les énergies élémentaires de la nature. Ainsi les traces de feu et de fumée ont une importance majeure dans ses œuvres. en lire plus >>

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Né en 1928 à Bad Laasphe (Allemagne) et élevé à Lübeck, Otto Piene étudie la peinture dans les Kunstakademie de Munich et de Düsseldorf de 1949 à 1953, ainsi que la philosophie à l’Université de Cologne de 1952 à 1957.

 

1957 est l’année où il crée avec Heinz Mack le groupe ZERO qui veut donner une nouvelle définition de l’art après le cataclysme de la Seconde Guerre mondiale, générateur d’un fort sentiment de culpabilité parmi les jeunes : afin d’exorciser le passé, il faut s’émanciper des vieilles habitudes de la culture européenne en rendant l’art libre de toute contingence -notamment du matérialisme montant- et, sur le plan formel et spirituel à la fois, s’attacher au travail de la lumière, élément dématérialisé et porteur d’une universalité harmonieuse.

Dès 1958 et jusqu’en 1967, la revue d’art homonyme véhicule les principes de cette renaissance qui essaiment rapidement puisque, dans les années 1960, le groupe ZERO est connu à travers le monde, non seulement en Europe mais aussi dans les Amériques et au Japon. Outre l’allemand Günther Uecker qui s’associe aux fondateurs en 1961, Piene dénombrera 133 artistes fort divers ayant collaboré à ce projet, parmi lesquels Yves Klein, Piero Manzoni, Lucio Fontana ou Jean Tinguely. Des associations d’artistes regroupés par pays se réunissent lors d’expositions collectives internationales, la première ayant lieu au Stedelijk Museum d’Amsterdam en 1965.

 

Otto Piene crée en 1957 la « Grid Picture » ou image d’une grille : c’est une peinture au pochoir par application d’écrans en demi-ton, couverts de points réguliers d’une seule couleur (jaune, blanc, argent ou or), représentée notamment par Pure Energy (1958, MoMA).

Puis en 1959, Otto Piene se livre à différentes expériences à partir de la « Grid Picture » : il élabore le Lichtballette ou « ballet de lumière », s’inspirant à la fois de Ballet mécanique de Fernand Léger (1924) et de Light Space Modulator de László Moholy-Nagy (1930) : des torches mobiles projettent de la lumière à travers les grilles, afin de stimuler et d’élargir la perception de l’espace par le spectateur ; il invente aussi les Rauchbilder ou « peintures au feu », faisant appel aux sources d’énergie naturelles : chandelles ou brûleurs à gaz provoquent des traces de fumée et brûlent la peinture, une couche de solvant enflammée brûle légèrement un papier pigmenté qui se couvre de suie et adopte des formes organiques. Cet usage du feu en peinture perdurera tout au long de sa carrière.

 

Avec ses partenaires, l’artiste cherche à intervenir dans les médias : il devient en 1963 porte-parole du Neuen Idealismus ou « Nouvel Idéalisme » et crée en 1968 avec Aldo Tambellini Black Gate Cologne, première émission de télévision produite par des artistes plasticiens.

 

À partir de 1967, Piene développe le concept de Sky Art, terme qu’il invente en 1969 pour désigner de grandes installations gonflées à l’hélium, mises au point en collaboration avec des scientifiques et des amateurs, qu’il déploie dans un paysage naturel ou urbain. La plus célèbre d’entre elles reste Olympic Rainbow, gigantesque sculpture volante -chacun des 5 tubes colorés faisant 600 m de long- créée pour la clôture des Jeux Olympiques d’été à Munich en 1972.

 

Otto Piene appartient alors au Center for Advanced Visual Studies (CAVS) -installé au Massachusetts Institute of Technology (MIT)-, fondé en 1967 par György Kepes, artiste théoricien protagoniste du New Bauhaus à Chicago et ardent défenseur de la collaboration entre sciences et arts. Premier membre du CAVS en 1968, Piene devient ‘Professor of Environmental Art’ au MIT, avant de succéder à Kepes comme directeur du CAVS de 1974 jusqu’à fin 1993. Il collabore bientôt à l’élaboration d’une sculpture cinétique, Centerbeam -sur une idée de l’artiste Lowry Burgess- qui sera exposée pour la première fois à Kassel (Allemagne) en 1977, avant d’être installée au National Mall de Washington : elle se compose d’images au laser projetées sur des écrans de vapeur à partir d’un prisme d’eau de 44 m de long, d’hologrammes à l’énergie solaire et de sculptures à l’hélium s’élevant dans le ciel. Fruit des dernières innovations artistico-technologiques de l’époque, cette œuvre environnementale qui, la nuit, devient un « enfer exubérant et amical » selon Piene, témoigne d’un art engagé dans le développement du vivre-ensemble, depuis sa conception jusqu’à son implantation dans la vie de la cité. Elle est pour lui « la métaphore d’une communauté de volontaires œuvrant chaque jour en symbiose (relations dignes d’une société démocratique) ».

 

En 1999, Piene présente l’idée d’une sculpture Das Geleucht en forme de lampe de mineur, projet d’un monument de 30 m de haut qu’il veut implanter sur la butte Halde Rheinpreussen à Moers (Allemagne). En 2006, les sponsors sont réunis et l’œuvre, faite d’acier, de verre et de lampes LED, illumine la nuit jusqu’en 2007.

 

L’art d’Otto Piene sera porteur, jusqu’à sa mort en 2014, d’une spiritualité renouvelée véhiculée par le partage, indispensable au développement harmonieux des sociétés modernes.

 

L’œuvre d’Otto Piene est représenté dans nombre de musées, dont le Centre Pompidou à Paris, le Museum of Modern Art de New York, le Walker Art Center à Minneapolis, le National Museum of Modern Art à Tokyo ou le Stedelijk Museum d’Amsterdam.

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Galerie Schoeller, Düsseldorf (étiquette au verso) ; Collection particulière (Allemagne du Nord). en lire plus >>

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