Jacques-Lipchitz/Portrait de J. Asevedo

Jacques Lipchitz (1891-1973)


Portrait de J. Asevedo

1915

Référence : BD551

Ink and watercolor
26 cm x 21 cm
Signé en haut à droite
Zone Géographique : Europe

25000


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Description

Label on the reverse of the Marwan Hoss Galerie (Paris): réf. CF.88.X. Jacques Lipchitz (né Chaim Jacob Lipchitz le 22 août 1891 à Druskininkai en Lituanie - mort le 26 mai 1973 à Capri), est un sculpteur naturalisé français puis américain. Il arrive à Paris en 1909 sans avoir suivi aucune formation artistique. Il suit les cours de l'École des beaux-arts un temps puis il fréquente l'Académie Julian à Montparnasse. Par ailleurs, il s'intéresse à l'avant-garde cubiste. En 1913, il crée La Femme au serpent et La Danseuse qui sont ses véritables premières œuvres dégagées des traditions du XIXe siècle. La Femme au serpent est un assemblage harmonieux d'éléments abstraits, où le sein par exemple est évoqué sans ambiguïté par un cône ; l'ensemble est dès le premier regard une œuvre cubiste. Pour La Danseuse, Lipchitz utilise encore moins de surfaces courbes en privilégiant les plans qui se coupent à angle droit. Ces deux œuvres placent Lipchitz parmi les grands sculpteurs cubistes que furent Alexander Archipenko, Juan Gris ou Henri Laurens. La filiation avec d'autres sculpteurs majeurs de l'époque, comme Umberto Boccioni, Raymond Duchamp-Villon, Pablo Picasso ou Constantin Brâncuşi, est moins évidente bien qu'il ait connu leurs œuvres, voire fréquenté ces artistes. En 1915, il signe son premier contrat avec un marchand d'art (Léonce Rosenberg). À 24 ans, il expose Homme à la guitare, qui fait sensation. Cette fois, Lipchitz a produit une œuvre très abstraite où le premier regard ne reconnaît pas nettement les parties qui constituent le corps de l'homme. 1920 : première exposition personnelle chez Rosenberg. Lipchitz réalise à cette époque le portrait de Gertrude Stein et des statues d'un cubisme abstrait comme la série des baigneurs. Il rompt son contrat avec Rosenberg, qui lui assurait un bon revenu, afin de pouvoir produire ce qu'il veut et non pas ce qu'on lui impose. Il s'ensuivra des difficultés financières pendant plusieurs années. 1924-25 : il devient citoyen français et se marie avec Berthe Kirosser (qu'il connaît depuis 1918). Il fait une ébauche pour Sacrifice qui préfigure les œuvres postérieures : abandon des plans qui se coupent à angle droit, surface non lisse, forme complexe qu'un seul regard ne peut saisir. Mais l'essentiel de sa production reste cubiste. 1930 : exposition de 100 œuvres à la galerie Jeanne Bucher. Les plans lisses se coupant à angle droit sont désormais abandonnés au profit de surface courbes et complexes (voir par exemple Le Harpiste, collection Marlborough, Vaduz). 1935 : première exposition importante à New York. 1938 : certaines sculptures se gonflent d'excroissances - (L'Enlèvement d'Europe, Vaduz ou Toward a new World, Pepsi Cola Collection). La production d'œuvres plus lisses se poursuit cependant. 1941 : il émigre à New York. 1946 : retour en France. Mais la France n'offre pas les mêmes possibilités pour la sculpture que les États-Unis ; sa femme préfère Paris à New York. Ils divorcent. 1948 : il épouse Yulla Halberstadt, sculpteur. 1952 : l'incendie de son atelier à New York détruit la majeure partie de son œuvre américaine. 1954 : grande rétrospective au MoMA à New York. 1958 : il devient citoyen américain - grande exposition à Amsterdam. Cette année-là, il frôle la mort lorsqu'un cancer de l'estomac manque de l'emporter. Il guérira miraculeusement après avoir reçu une bénédiction du Rabbi de Loubavitch. À la suite de cet épisode, il rencontrera le Rabbi l'été suivant. Celui-ci lui demandera deux choses : premièrement de renouer avec la pratique juive en portant les téfilines (phylactères) chaque jour ; deuxièmement de divorcer religieusement de sa première épouse afin d'épouser religieusement la seconde. Lipchitz mettra en pratique ces deux recommandations. 1961-62 : il s'installe près de Carrare en Italie. 1963 : première visite en Israël. 1970-71 : grande rétrospective à Berlin et dans d'autres villes d'Europe, ainsi que Tel Aviv et Jérusalem. 1972 : grande exposition au Metropolitan Museum of Art à New York. Publication de son autobiographie "Ma vie en sculpture". 26 mai 1973 : décès à Capri ; le 29 mai, il est inhumé à Jérusalem. La Joie de vivre (1927), musée d'Israël à Jérusalem Le Cri (1928-1929), parc de sculptures du musée Kröller-Müller d'Otterlo, Pays-Bas Le Chant des voyelles (1931-1932), parc de sculptures du musée Kröller-Müller d'Otterlo, Pays-Bas Où voir les œuvres de Jacques Lipchitz ? FRANCE Musée national d'Art moderne-Centre Pompidou, Paris Musée des Beaux-Arts de Rouen Église Notre-Dame-de-Toute-Grâce du plateau d'Assy, Passy PAYS-BAS Kröller-Müller Museum, Otterlo Stedelijk Museum, Amsterdam ROYAUME-UNI The Iona Abbey, Argil (Écosse) LIECHTENSTEIN Collection Marlborough à Vaduz ÉTATS-UNIS Hirschhorn Museum, Washington D.C. Cleveland Museum of Art MOMA, New York The Barnes Foundation, Lower Merion (PA) Indiana University Museum of Art, Bloomington (IN) Guggenheim Museum, New York Philadelphia Museum of Art (PA) University of Minnesota (MN) Los Angeles County Music Center (CA) Att Institute of Chicago (IL) CANADA Musée des Beaux-Arts de l'Ontario, Toronto (ON) Art Gallery of Alberta, Edmonton (AB) ISRAËL Musée d'Israël, Jérusalem.

Provenance

Galerie Marwan Hoss, Paris, France. Private collection, Europe.

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