Georges-BRAQUE/Théière et Citron

Georges BRAQUE (1882-1963)


Théière et Citron

1947

Référence : NR689

Huile sur bois
22,5 cm x 25 cm
Signé en bas à gauche
Catalogue : BRAQUE Georges, Catalogue de l'oeuvre, peintures 1924-1927 : Nicole S. MANGIN-WORMS de ROMILLY, 1968 / sans n°, reprod. p.116.
Zone Géographique : Europe

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Description

Signed lower left: "G. Braque". Né à Argenteuil en 1882, Georges Braque est le fils d'un entrepreneur de peinture en bâtiment qui s’installe en 1890 au Havre. Rapidement, le jeune garçon est davantage attiré par l’art que par les études et il entame en 1897 une formation qu’il poursuit à Paris, fréquentant académies, musées et galeries où il découvre l’impressionnisme. En mai 1905, il rencontre deux Havrais, Raoul Dufy et Othon Friesz ; ils vont aussitôt l’entraîner dans la voie du Fauvisme, qu’il pratiquera deux années durant. Mais en 1907 et 1908, il se rend à L’Estaque, petit village près de Marseille où séjourna Cézanne, et s’attarde désormais sur la leçon de son illustre aîné, ce qui le mène tout droit aux prémices du Cubisme. Sa découverte de Picasso et de ses Demoiselles d’Avignon vient confirmer cette nouvelle orientation vers un art beaucoup plus intellectuel et austère, à commencer par la sobriété de ses coloris. Il est ainsi le seul grand Fauve à devenir un pur Cubiste : créateur avec Picasso du Cubisme analytique qui fait la part belle aux natures mortes, il continue ses recherches à partir de 1911 et finit par introduire dans la peinture des imitations de matière (bois, marbre, cannage), la copie au pochoir de lettres ou chiffres typographiques et en 1912 des papiers découpés et collés : ces nouveautés montrent clairement son refus de virer à l’abstraction et une évolution vers un style plus synthétique et plus coloré. Mobilisé pendant la Grande Guerre, Braque est grièvement blessé en 1915. Lorsqu’il retourne à ses pinceaux, il reprend là où il s’était arrêté puis s’achemine vers un retour à la peinture classique française par la clarté, l’équilibre et la sobriété de ses compositions, où il associera avec maîtrise figuration naturaliste et vision cubiste. Braque est un homme discret peu porté sur les mondanités mais féru de musique et de poésie, comme celles de ses amis Erik Satie ou René Char : c’est ce que semble bien révéler son goût pour la nature morte, qui ne cessera d’être son sujet favori tout au long de sa carrière.

Provenance

Perls Galleries, New York; Fujikawa Galleries, Osaka, Japan; Private collection, Spain.

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