look

Zoomer sur l'image

Carlo-Zinelli/sans-titre

Carlo Zinelli

Sans Titre

Ref. GC242

Ajouter à mes œuvres favorites

créer une alerte pour Carlo Zinelli

Prix de vente 22000

OU



Je fais une offre

Comment fonctionne la négociation En savoir plus sur la livraison


Vous souhaitez en savoir plus sur l'œuvre.
Posez votre question au vendeur.

Année 1967

Catégorie Œuvre sur papier

Technique Gouache sur papier

Hauteur x Largeur (cm) 70 x 50

Signature Non Signé

Catalogue ZINELLI Carlo, Catalogo generale : Vittorino ANDREOLI, Sergio MARINELLI, 2000 / n° 601-5, p. 422.

Zone géographique Europe

Œuvre recto-verso encadrée. en lire plus >>

<< fermer

Né en 1916 à San Giovanni Lupatoto près de Vérone d’un père ébéniste et d’une mère qui décèdera deux ans plus tard, Carlo Zinelli doit quitter sa famille, trop nombreuse, pour travailler dans une ferme dès l’âge de 9 ans, avant de devenir apprenti boucher, se passionnant alors pour la musique et le dessin. Mobilisé comme chasseur alpin lors de la Guerre d’Espagne, il en revient deux mois plus tard très perturbé et finira par être définitivement interné en 1947 à l’hôpital psychiatrique San Giacomo alla Tomba près de Vérone. Pendant longtemps, il dessine des graffitis au sol et sur les murs, délaissant les cours « classiques » de peinture de l’établissement, jusqu’à ce qu’un atelier d’expression libre soit ouvert en 1957 par le sculpteur écossais Michael Noble et le professeur Mario Marini. C’est le début pour Carlo Zinelli d’une vaste production de près de 3000 gouaches sur papier, qui s’accompagne de la disparition de son agressivité. Typiques de la schizophrénie -notamment dans le remplissage systématique des fonds ou la récurrence, à partir de 1964, de lettres de l’alphabet alignées sans former aucun mot-, ces dessins sont exécutés recto-verso dans la foulée, la plupart du temps riches en aplats de couleur rouge, bleue, jaune, où la perspective est rendue par l’échelle variée des éléments représentés. Peuplés essentiellement de silhouettes humaines souvent associées à tout un bestiaire dominé par l’oiseau -rappelant son obsession de transporter des volatiles morts dans ses poches- et le mulet -réminiscence de son passé de brancardier durant la guerre-, ils montrent aussi des accessoires variés comme des véhicules (la barque notamment), des armes, des maisons, des instruments de musique et parfois des symboles religieux comme la croix, tout en révélant la même obsession du chiffre 4 que dans la vie.

Déboussolé par son transfert dans un autre hôpital en 1971, l’artiste cesse de peindre et meurt en 1974 d’une pneumonie.

L’œuvre de Carlo Zinelli, reconnu comme acteur important de l’Art brut -seul moyen d’expression d’un homme qui a perdu l’usage de la parole- traduit une imagination débridée dans une harmonie presque musicale, où les compositions sont animées d’une stylisation « enfantine » et d’un dynamisme coloré.

Il est représenté dans la Collection de l’Art brut à Lausanne, au Musée d’Art moderne Lille Métropole à Villeneuve-d’Ascq et à la Fondazione Culturale Carlo Zinelli, créée en 1997 à San Giovanni Lupatoto.

(Martine Heudron)

en lire plus >>

<< fermer

en lire plus >>

<< fermer

en lire plus >>

<< fermer

Collection particulière. en lire plus >>

<< fermer