Si l’empreinte de la main d’or du sculpteur Anish Kapoor reste célèbre dans le monde entier, c’est aujourd’hui le cœur d’or de l’artiste britannique qui le mène sur le devant de la scène.
Gratifié en 2017 du Prix Genesis, plus communément appelé « Nobel juif », pour son engagement envers le peuple juif, le plasticien né en Inde, d’un père indien et d’une mère juive, a décidé d’offrir ce prix d’une valeur d’un million de dollars à cinq grandes ONG engagées dans la lutte contre la crise mondiale des réfugiés. L’histoire de tous ces réfugiés contraints de fuir leur pays n’est pas sans rappeler la propre histoire de l’artiste de 63 ans : « Diriger les fonds du Prix Genesis à cette cause est une façon d’aider les gens qui, comme mes ancêtres peu de temps avant les refugiés d’aujourd’hui », a-t-il confié.
D’ailleurs, les Nations Unies relèvent actuellement le plus haut taux de déplacements jamais enregistrés : 65 millions, soit l’équivalent du chiffre de la population française.

L’élan de générosité d’Anish Kapoor offre encore à mesurer et apprécier l’impact capital de ces associations humanitaires qui œuvrent inlassablement à améliorer le sort tragique des réfugiés. Derrière ce geste, les ONG gratifiées concernent le Comité international de secours, l’Alliance multiconfessionnelle pour les réfugiés syriens, HIAS (Hebrew Immigrant Aid Society ou Société hébraïque d’aide aux immigrants), Help Refugees et Hillel International, qui contribueront à soutenir les réfugiés en Ouganda, Birmanie, Italie, Grèce, France, et aideront encore les réfugiés syriens ou ceux qui ont mis le cap sur les États-Unis.

Nommé chevalier par la reine Élisabeth II en 2013, Sir Anish Kapoor fait preuve ici d’un geste royal.