Marino-Marini

Œuvre sur papier

Marino Marini (1901-1980)



Biographie

Né à Pistoia en Toscane en 1901, Marino Marini est un sculpteur, peintre et graveur italien. Formé à l’Académie des beaux-arts de Florence dès l’âge de 16 ans, il va prendre appui sur les traditions de la sculpture étrusque et nord-européenne pour développer les thèmes du nu féminin, des danseurs et jongleurs, du portrait en buste et de la figure à cheval.

Aujourd’hui connu surtout comme sculpteur, Marini a été jusqu’en 1928 essentiellement peintre et graveur. Ses premières gravures, à dater du début des années 1920, révèlent une certaine influence de la Sécession, pourtant absente de son environnement, le milieu artistique florentin étant à l’époque toujours tourné vers Cubisme et Futurisme. Marini, à l’instar d’un Piero della Francesca ou d’un Masaccio, maîtres de la fraîcheur et de la simplicité, se proclame descendant des Étrusques. C’est cette sensibilité, selon l’historien d’art Guido Giuffrè, qui lui permit de « changer la tradition en modernité comme nul autre pareil en ce XXe s. »

 

En 1929, Marini succède à Arturo Martini au poste de professeur de sculpture à l’École d’art de la Villa Reale à Monza (près de Milan) et à partir de 1930, il se rend souvent à Paris où il rencontre González, Maillol, Picasso, Braque et Laurens mais aussi Campigli, De Chirico et bien d’autres artistes italiens encore.

En 1932, a lieu sa première exposition particulière à la galerie Milano de Milan.

 

À la Quadriennale de Rome de 1935, Marini reçoit le premier prix de sculpture, alors qu’il n’a pas encore créé son thème le plus emblématique, celui de la figure équestre, qui apparaît dans un bas-relief de 1936. Lors d’un voyage en Allemagne en 1934, Marini est inspiré par la statue équestre médiévale d’un chevalier de la cathédrale de Bamberg. L’évolution suivante du thème reflète celle du contexte de l’époque : la montée et l’éclatement de la violence générée par la Seconde Guerre mondiale.

 

Au début, les chevaliers de Marini sont calmes et bien assis : les figures sont solides et les lignes douces, les corpulences du cheval et du cavalier relativement élancées. Vers 1937, le cheval se cabre et le cavalier s’agite. En 1940, alors que Marini est professeur à l ‘Académie Brera de Milan, les formes se simplifient dans un esprit archaïsant et les proportions se tassent. Quelques pièces montrent une symbiose entre le cavalier et le cheval, comme si l’artiste voulait fusionner les corps dans la représentation d’un centaure.

 

« Mes statues équestres expriment l’angoisse causée par les événements de ce siècle ; le malaise de mon cheval est croissant dans chaque pièce nouvelle, le cavalier est de plus en plus épuisé, il a perdu son pouvoir sur l’animal et les catastrophes qui le font succomber sont similaires à celles qui ont détruit Sodome et Pompéi ; je m’efforce de rendre visible le dernier stade de la dissolution d’un mythe, celui de l’individualisme héroïque et vainqueur, le mythe humaniste de l’homme vertueux. » (Marini, 1972)

 

Marini vit en Suisse de 1943 à 1946, et dans le Tessin il est en relation avec Germaine Richier, Fritz Wotruba et Alberto Giacometti. Puis il rentre à Milan. À la fin des années 1940, ses œuvres montrent un cheval immobile, au cou étiré et tendu, les oreilles en arrière et la bouche ouverte. Mais ses chevaux et cavaliers prennent un caractère plus dynamique en 1950, année qu’il passe en partie à New York.

 

En contraste, Marini explore le thème de Pomone, « d’une humanité solide, d’abondance et de grande sensualité. Les [Pomone] représentent une saison radieuse brisée par le temps tragique de la guerre ». De ces déesses sculptées, Marini dit encore : « En formant ces figures de plus en plus unifiées, statiques et en même temps libres et détachées, j’essayais de m’attacher aux volumes. Mais cette recherche des volumes n’est pas le seul but du sculpteur, il ne doit jamais oublier que ce qui compte dans une sculpture, c’est sa poésie. »

 

À partir de 1948, Marini exécute de nombreuses peintures, quelques-unes colorées et presque abstraites. Il reçoit le prix de la Cité de Venise décerné à un sculpteur italien à la Biennale de 1952.

Il meurt à Viareggio en 1980, à l’âge de 79 ans.

Un musée Marino Marini a été ouvert à Florence ainsi qu’à Pistoia.

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Revue de presse

http://www.centre.ch/naturellement-abstrait
http://www.bilan.ch/etienne-dumont/courants-dart/sculpture-giacometti-richier-et-marini-lausanne
http://www.telerama.fr/art/la-figure-tourmentee,108513.php
http://www.museivaticani.va/content/museivaticani/fr/collezioni/musei/collezione-d_arte-contemporanea/sala-7--marino-marini/marino-marini--il-grido.html
http://www.mcba.ch/newsletters/newsletter-20/newsletter-20-exposition-en-cours/
https://fr.artmediaagency.com/tag/marino-marini/
http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/03/12/a-venise-la-collection-peggy-guggenheim-derive_4381352_3246.html

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