Loïs-Frederick

Loïs Frederick (1930-2013)



Biographie

Née en 1930, Loïs Frederick grandit dans une famille de fermiers du Nebraska. De son enfance, Frederick écrira : "J’absorbe dans l’immensité de ce paysage désolé les ocres qui hurlent, le cruel soleil, les terres irradiées sous un ciel cobalt pur formant loin, loin, loin un horizon incertain vibrant de mauves et de pourpres." Les couleurs ont déjà un fort attrait pour la future artiste. Loïs Frederick s'éloigne de la ferme familiale pour étudier à l'Université du Nebraska puis au Kansas City Art Institute. En 1953, elle obtient le prestigieux Fulbright Award qui lui permet de continuer son apprentissage artistique à Paris.

"On ne peut concevoir l'impact de cette ville-lumière sur la native du Middle West que j'étais, écrira-t-elle plus tard. Cette ambiance si particulière, les amitiés, toujours éclectiques, sont simples et spontanées." C'est au cœur de la capitale qu'elle rencontre son futur mari Gérard Schneider, l'une des figures de l'Abstraction lyrique. Loïs Frederick est l'une des seules femmes sur la scène artistique d'après-guerre et son œuvre restera dans l'ombre de celle de son mari. Sur la scène parisienne, elle fréquente Pierre Soulages, Hans Hartung ou Zao Wou-Ki. Elle expose au Salon de la Jeune Peinture en 1954 ou encore au Salon des Surindépendants en 1962.

Recluse dans son atelier, elle travaille sans arrêt, comparant sa création à une "méditation". Dans les années 1970, Loïs Frederick découvre la peinture vinylique puis acrylique qui lui permet d'expérimenter les couleurs fluorescentes. "Roses ‘shocking’, verts sulfuriques, jaunes stridents dominent par leur incandescence. On peut les utiliser en masse ou aquarellés en glacis, s’amuser à les étouffer sous des strates de teintes ternes", écrira-t-elle. À la mort de son mari en 1986, l'artiste s'éloigne de la peinture pour s'occuper de l'héritage de ce dernier. Elle organise expositions et rétrospectives du travail de Gérard Schneider. En 2002, elle reprend ses activités d'artiste, avec des toiles plus épurées. Elle meurt en 2013 à l'âge de 83 ans.

Son œuvre est représenté dans nombre de collections publiques comme au Denver Art Museum, au Nelson-Atkins Museum of Art, Kansas City, à l'University of Nebraska-Lincoln, au Musée des Beaux-Arts de Nantes, au Centre national d’Art contemporain à Paris et au Musée d’Art et d’Histoire de Neuchâtel (Suisse).

(Martine Heudron)

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Expositions/Bibliographie

Salon de la Jeune Peinture, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, Paris, 1954 et 1955

Peintres abstraits américains de Paris, Galerie Arnaud, Paris, puis exposition itinérante en Allemagne, 1956

Salon des Réalités Nouvelles, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, Paris, 1957-1959

Loïs Frederick, peintures et gouaches, Le Grand-Cachot-de-Vent, Vallée de la Brévine (Neuchâtel, Suisse), 1984

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Revue de presse

https://www.lequotidiendelart.com/articles/7705-lois-frederick-une-americaine-a-paris.html
http://www.magcentre.fr/19238-flamboyante-et-sensible-retrospective-gerard-schneider-a-orleans/
 
https://www.lequotidiendelart.com/articles/5881-les-abstractions-lyriques-de-gerard-schneider-a-paris.html
http://data.bnf.fr/12151208/patrick-gilles_persin/

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