George-Rickey

George Rickey (1907-2002)



Biographie

Né à South Bend (Indiana) en 1907, George Rickey passe la plus grande partie de son enfance en Écosse où son père, ingénieur chez le fabricant de machines à coudre Singer, a été muté en 1913. Après des études à Oxford d’histoire et d’art (Balliol College, Ruskin School of Drawing), il part étudier la peinture à Paris en 1929-1930 à l’académie d’André Lhote - qui lui enseigne les bases du Cubisme- et à l’Académie Moderne de Fernand Léger et d’Amédée Ozenfant.

De retour aux États-Unis, il devient enseignant, tout en pratiquant la peinture jusqu’en 1942, date où il abandonne son atelier de New York pour être mobilisé dans l’Armée de l’air. C’est en travaillant sur les bombardiers B-29 qu’il se découvre un don et une passion pour la mécanique, l’étude des effets du vent et de la gravité sur la balistique : autant d’intérêts qui vont l’orienter définitivement vers la sculpture cinétique. Il commence par compléter sa formation à l'Institute of Fine Arts de New York, puis à l'Institute of Design de Chicago.

Si au début ses sculptures -dont la toute première réalisée en 1945- dénotent la nette influence des mobiles d’Alexandre Calder, adepte des formes organiques et ludiques comme des éléments en chaîne, George Rickey s’en émancipe pour trouver son propre langage à partir de 1953 : il met en place un vocabulaire de formes géométriques reliées à des tiges -tel Diptych -The Seasons (1956) aux rectangles plans et colorés, auxquels l’air imprime un mouvement lent et fluide.

Cet art relève du Constructivisme : ce mouvement, né en Russie autour de 1920, propose une construction géométrique de l’espace et son Manifeste, écrit par Anton Pevsner et Naum Gabo, aborde d’emblée la question du développement cinétique de la forme dans l’espace. Cette théorie capte toute l’attention de George Rickey qui publiera un livre sur le sujet en 1967.

C’est l’époque où il travaille surtout avec des plans carrés ou rectangulaires (Two Planes Vertical Horizontal, 1968-1969) ou avec des tiges longues et effilées assemblées en des combinaisons variées (Peristyle III, 1966).

Par la suite, George Rickey complexifie le dessin de ses pièces, toujours à partir d’éléments formels simples, à la faveur de sa connaissance approfondie de la mécanique : il dote ses sculptures d’ingénieux systèmes d’équilibrage des poids et d’articulations par roulements à billes, ce qui leur permet d’être sensibles au moindre courant aérien (Lumina III, 1967) : « Le but était que les pièces puissent évoluer selon un mouvement que je voulais lent, sans entrave, réfléchi et en même temps imprévisible. »

Dans les années 1970 et 1980, George Rickey ne cherche plus à créer des mouvements selon des trajets linéaires ou plans mais se met à expérimenter les trajets « coniques », en ancrant les éléments mobiles à un centre fixe selon des angles de 45 degrés (ex. : Two Open Triangles Up Gyratory, 1982).

Dans les années 1990, il produit des œuvres de plus en plus complexes, notamment du fait qu’il relie les éléments mobiles entre eux, provoquant une série de mouvements en chaîne.    

 

Les sculptures, presque toutes construites en acier inoxydable dont la surface polie ou brunie est animée par les jeux de lumière, sont suspendues, fixées à une paroi ou posées au sol, dans des espaces urbains mais aussi en pleine nature, comme aux abords des monts Berkshire entre la forêt et les étangs ou sur une île japonaise (ex. : Four Lines, Benesse Art Site Naoshima, Japon).

De fait, la nature impose ses lois dans le travail de George Rickey qui refuse toute implication d’un moteur pour créer un mouvement soumis au vent, à la gravité et aux principes de la physique, équilibre et impulsion : « L’indétermination planifiée est une composante de ma sculpture. »

Répétition ou variation dans le mouvement, à l‘instar des phénomènes naturels comme les vagues de l’océan, a des vertus captivantes voire hypnotisantes sur le spectateur.

 

Les sculptures de George Rickey sont représentées notamment dans les collections de la National Gallery of Art et le Hirshhorn Museum à Washington D.C., du San Diego Museum of Art, de l’Indiana University Art Museum, du Honolulu Museum of Art, ainsi que dans de nombreux sites publics d’Amérique du Nord, d’Asie ou d’Europe.

Né à South Bend (Indiana) en 1907, George Rickey passe la plus grande partie de son enfance en Écosse où son père, ingénieur chez le fabricant de machines à coudre Singer, a été muté en 1913. Après des études à Oxford d’histoire et d’art (Balliol College, Ruskin School of Drawing), il part étudier la peinture à Paris en 1929-1930 à l’académie d’André Lhote - qui lui enseigne les bases du Cubisme- et à l’Académie Moderne de Fernand Léger et d’Amédée Ozenfant.

De retour aux États-Unis, il devient enseignant, tout en pratiquant la peinture jusqu’en 1942, date où il abandonne son atelier de New York pour être mobilisé dans l’Armée de l’air. C’est en travaillant sur les bombardiers B-29 qu’il se découvre un don et une passion pour la mécanique, l’étude des effets du vent et de la gravité sur la balistique : autant d’intérêts qui vont l’orienter définitivement vers la sculpture cinétique. Il commence par compléter sa formation à l'Institute of Fine Arts de New York, puis à l'Institute of Design de Chicago.

Si au début ses sculptures -dont la toute première réalisée en 1945- dénotent la nette influence des mobiles d’Alexandre Calder, adepte des formes organiques et ludiques comme des éléments en chaîne, George Rickey s’en émancipe pour trouver son propre langage à partir de 1953 : il met en place un vocabulaire de formes géométriques reliées à des tiges -tel Diptych -The Seasons (1956) aux rectangles plans et colorés, auxquels l’air imprime un mouvement lent et fluide.

Cet art relève du Constructivisme : ce mouvement, né en Russie autour de 1920, propose une construction géométrique de l’espace et son Manifeste, écrit par Anton Pevsner et Naum Gabo, aborde d’emblée la question du développement cinétique de la forme dans l’espace. Cette théorie capte toute l’attention de George Rickey qui publiera un livre sur le sujet en 1967.

C’est l’époque où il travaille surtout avec des plans carrés ou rectangulaires (Two Planes Vertical Horizontal, 1968-1969) ou avec des tiges longues et effilées assemblées en des combinaisons variées (Peristyle III, 1966).

Par la suite, George Rickey complexifie le dessin de ses pièces, toujours à partir d’éléments formels simples, à la faveur de sa connaissance approfondie de la mécanique : il dote ses sculptures d’ingénieux systèmes d’équilibrage des poids et d’articulations par roulements à billes, ce qui leur permet d’être sensibles au moindre courant aérien (Lumina III, 1967) : « Le but était que les pièces puissent évoluer selon un mouvement que je voulais lent, sans entrave, réfléchi et en même temps imprévisible. »

Dans les années 1970 et 1980, George Rickey ne cherche plus à créer des mouvements selon des trajets linéaires ou plans mais se met à expérimenter les trajets « coniques », en ancrant les éléments mobiles à un centre fixe selon des angles de 45 degrés (ex. : Two Open Triangles Up Gyratory, 1982).

Dans les années 1990, il produit des œuvres de plus en plus complexes, notamment du fait qu’il relie les éléments mobiles entre eux, provoquant une série de mouvements en chaîne.    

 

Les sculptures, presque toutes construites en acier inoxydable dont la surface polie ou brunie est animée par les jeux de lumière, sont suspendues, fixées à une paroi ou posées au sol, dans des espaces urbains mais aussi en pleine nature, comme aux abords des monts Berkshire entre la forêt et les étangs ou sur une île japonaise (ex. : Four Lines, Benesse Art Site Naoshima, Japon).

De fait, la nature impose ses lois dans le travail de George Rickey qui refuse toute implication d’un moteur pour créer un mouvement soumis à la gravité et aux principes de la physique, équilibre et impulsion : « L’indétermination planifiée est une composante de ma sculpture. »

Répétition ou variation dans le mouvement, à l‘instar des phénomènes naturels comme les vagues de l’océan, a des vertus captivantes voire hypnotisantes sur le spectateur.

 

Les sculptures de George Rickey sont représentées notamment dans les collections de la National Gallery of Art et le Hirshhorn Museum à Washington D.C., du San Diego Museum of Art, de l’Indiana University Art Museum, du Honolulu Museum of Art, ainsi que dans de nombreux sites publics d’Amérique du Nord, d’Asie ou d’Europe.

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Expositions/Bibliographie

George Rickey, Constructivism-origins and evolution, New York, 1967

Retrospective, Guggenheim Museum, New York, 1979

George Rickey in South Bend (Indiana), The Snite Museum of Art, University of Notre Dame, 1985

George Rickey : The Art of Movement, Katona Museum of Art, 1991

George Rickey in Berlin 1967-1992 : Die Sammlung der Berlinischen Galerie, 1992

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Revue de presse

http://www.museedegrenoble.fr/TPL_CODE/TPL_OEUVRE/PAR_TPL_IDENTIFIANT/114/UTB_RESET/1/1053-le-parc-de-sculptures.htm
http://www.sculpturenature.com/nouvel-espace-jardin-parc-de-sculptures-frederik-meijer-jardin-japonais-richard-helen-devos/
http://www.isere-tourisme.com/patrimoine-culturel/parc-michallon-ou-parc-de-lile-verte
https://lelephant-larevue.fr/tinguely-mouvement-machines-poetiques/
https://www.vivrelejapon.com/ville-takamatsu/benesse-house

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