Anselm-Kiefer

Anselm Kiefer (1945)



Biographie

Fils d’un officier de la Wehrmacht, Anselm Kiefer naît à Donaueschingen, dans la région frontalière de la Forêt-Noire et du lac de Constance, en mars 1945, sous le feu des bombardements alliés qui dévastent et anéantissent le pays, quelques semaines avant la capitulation de l’Allemagne nazie. Après avoir étudié le droit, la littérature et la linguistique, il se tourne vers l’art en 1966, fréquentant les académies de Fribourg-en-Brisgau et de Karlsruhe, avant de recevoir le soutien de Joseph Beuys (1921-1986) alors professeur à l’académie de Düsseldorf, qui va collaborer avec lui.

Rapidement après la guerre, le communisme devient l’ennemi du monde occidental : débute une guerre froide dans laquelle la position de la République fédérale d’Allemagne devenant stratégique, la volonté politique est d’oublier le passé. Mais pour beaucoup d’intellectuels et d’artistes, la question reste brûlante : la somptueuse culture allemande -de la philosophie des Lumières de Kant à la poésie romantique de Novalis, de la musique de Bach à la peinture de Friedrich- a-t-elle généré la barbarie nazie, comment pourra-t-elle y survivre et évoluer ?

Au risque de susciter un malentendu, Kiefer affronte avec courage cette douloureuse question dont il fait une affaire personnelle. Vers 1969 déjà, dans Ohne Title (Heroische Sinnbilder)/Sans Titres (Symboles Héroïques), il se représente faisant le salut nazi, au milieu d’un paysage dépouillé et morne proche de l’atmosphère des peintures romantiques de Caspar Friedrich, avant de développer la série dans différents contextes à mi-chemin entre ridicule et tragique ; il renouvelle le geste dans une série de photographies montrant différents sites européens touchés par la guerre (Occupations).

« Pour se connaître soi, il faut connaître son peuple, son histoire… J'ai donc plongé dans l'Histoire, réveillé la mémoire, non pour changer la politique mais pour me changer moi, et puisé dans les mythes pour exprimer mon émotion. »

À cette fin, Anselm Kiefer aura fréquemment recours au paysage -à l’instar des romantiques allemands- qu’il utilise aussi pour symboliser « une réalité [historique] trop lourde pour être réelle ».

Dans les années 1970, aux toiles montrant de vastes étendues de terre calcinée où brûlent encore quelques flammes (Maikäfer flieg ! (Hanneton, vole !), 1974) -évocation de la politique de la terre brûlée des Nazis en Russie- est associé l’impérieux besoin de revisiter les mythes fondateurs de l’histoire et de l’identité allemandes. À commencer par la bataille de la forêt de Teutobourg en l’an 9 ap. J.C., avec la victoire du chérusque Arminius –le « libérateur de la Germanie » selon Tacite- que le régime nazi exploitera sous le nom de Hermann. Kiefer au contraire s’attache à la figure du vaincu, le romain Varus, qu’il évoque en l’associant à la forêt allemande, théâtre historique de ces combats mais aussi de la mythologie germanique : elle sert de cadre à Varus (1976) où se déploient les médaillons des grands hommes qui ont façonné la culture allemande. Mais la forêt marque aussi le lien avec la barbarie de l’époque moderne si l’on songe au chêne de Goethe à Buchenwald… Par son interprétation antihéroïque du mythe et l’inclusion de l’œuvre dans la série ironiquement nommée Wege der Weltweisheit (Chemins de la Sagesse, 1976-1977), Kiefer dénonce sa récupération au service d’idées absurdes. Il traite de même des sujets tirés des récits mythologiques, Parsifal et La Chanson des Nibelungen, épopée nationale qui sera reprise par Wagner et le nationalisme allemand du XIXe s., avant d’être utilisée par Hitler (affiche où ce dernier est habillé en Siegfried) : Notung (L’Épée, 1973) fait allusion à l’épée de Sigmund brisée par Odin puis réparée par Siegfried mais elle est ici neutralisée et incapable de symboliser le renouveau. Pourtant dès cette première période, Anselm Kiefer nourrit un espoir de régénération grâce à la création artistique, comme en témoigne Malen (Peindre, 1974), paysage désertique survolé dans le ciel par une palette bleue qui déverse une pluie fécondante sur la terre, ailleurs la palette bleue étant ailée comme un ange gardien (Resumptio, 1974).   

Au début des années 1980, apparaissent dans sa peinture monuments et ruines d’après des photographies publiées par les Nazis, imagerie à première vue sujette à caution qui fait appel à la clairvoyance du spectateur : voulant tourner en dérision la « Théorie de la valeur des ruines » élaborée par Albert Speer, architecte du IIIe Reich, qui cherche à construire en matériaux durables afin qu’au bout d’un millénaire, ses édifices de style néoclassique aient l’aspect des vestiges architecturaux romains, Kiefer donne par exemple avec Innenraum (Intérieur, 1981) un état de ruines majestueuses à la Salle des Mosaïques de la Chancellerie du Reich à Berlin, entièrement détruite en 1945 par l’aviation alliée.

Le moment est venu de faire face à la Shoah : Kiefer confronte les identités allemande et juive sous forme de pendants dont le contenu symbolique, sans représentation humaine, semble ainsi respecter le deuxième commandement biblique. Les cheveux d’or faits d’écheveaux de paille surmontés d’une flamme figurent l’« aryanité » de la Margarethe de Faust (1981), face à Sulamith (1983), la femme aimante du Cantique des Cantiques, que Kiefer érige comme incarnation de la victime juive, sous l’influence de Paul Celan, poète juif roumain de langue allemande qui continuera de l’inspirer : elle prend la forme de l’architecture néogothique, faite de pâte noire et de cendres, du mémorial du soldat transformé en lieu mémoriel des victimes de la Shoah, par la présence, au bout de la perspective, de langues de feu évoquant à la fois le sort des Juifs dans les camps de la mort et la lumière d’une ménorah. Dès lors, Kiefer diversifiera sa technique, ajoutant à la pâte picturale objets et autres matériaux, tels que paille, mèches de cheveux, morceaux de carton, cendres, sable, terre, béton, plomb, suie, salive, craie, végétaux, matériaux de ruine et de rebut.

Bientôt son attachement à la culture juive ne fait que croître, affermi encore par un voyage en Israël en 1984. Les personnages et récits de la Bible hébraïque nourriront fréquemment son iconographie -tel le thème de l’Échelle de Jacob illustrant la dialectique du fini et de l’infini-, sans compter la Kabbale d’Isaac Louria (XVIe s.), mystique juive basée sur l’idée que Dieu est le texte révélé au mont Sinaï ; or Dieu étant infini, le sens du texte doit le devenir par le biais des interprétations multiples liées au contenu ésotérique des lettres, mots et chiffres. Kiefer traite notamment le thème de Lilith, antithèse d’Ève, par la métonymie d’une mèche de cheveux noirs, symbole de son action destructrice ; elle l’exerce sur le monde représenté par les gratte-ciel de Sao Paulo faits d’un conglomérat de matières -peinture en pâte, cendres et éléments carbonisés (1987-1990). Mais l’artiste est également séduit par la philosophie de l’Histoire en trois temps élaborée par Louria : la Création du monde comprend le tsimtsoum ou rétraction, suivi de la shebirat ha-kelim ou brisure des dix vases divins (sefirot) composant l’arbre de vie, incapables de contenir l’intensité de la lumière divine reçue par émanation ; mais cette dispersion entraîne en même temps une recomposition et réparation, le tiqoun. En parfaite adéquation avec sa pensée et sa création artistique, Kiefer se l’approprie dès 1990 et produit en l’an 2000 un cycle magistral de cinq toiles de 9,40 m de haut pour les arches de la chapelle de la Salpêtrière à Paris, Tsimtsoum, Emanation, Die Ordnung der Engel, Sefiroth, La Brisure des vases.

En ces années 1990, il développe aussi un vif intérêt pour Robert Fludd, philosophe mystique du XVIIe s., auteur de théories sur les correspondances entre toutes les particules constitutives de l’Univers, des astres aux êtres vivants -humains, animaux et végétaux-, que la science actuelle confirme d’ailleurs de plus en plus. Outre la série La Vie secrète des plantes (2001-2002) en lien avec des nébuleuses numérotées, Kiefer associe à Fludd le bouddhisme et s’identifie à lui pour se représenter allongé, dans la posture du Hatha-Yoga « shavasana » ou cadavre, sous d’immenses tournesols dont le nom lui-même est relié au cosmos (Die Orden den Nacht (Les Ordres de la Nuit), 1996) ou bien sous une voûte étoilée (Sternenfall (Chute d’étoiles), 1995).

Autant de réflexions qui viennent conforter son aspiration à l’idée du cycle perpétuel de la vie, où la mort comme la destruction n’est pas une fin mais seulement une étape dans une longue chaîne de métamorphoses.

Avec la philosophie, la poésie s’avère une source d’inspiration majeure pour Anselm Kiefer qui l’utilise comme référence mais aussi comme matériau propre, par le biais de fragments de textes qu’il inscrit fréquemment à la surface de ses œuvres. Outre Paul Celan (1920-1970), il crée des ponts avec le russe Velimir Khlebnikov (1885-1922) et l’autrichienne Ingeborg Bachmann (1926-1973), les trois ayant combattu par le langage l'oubli et la barbarie. Le livre-objet est d’ailleurs largement présent tout au long de l’œuvre de l’artiste, depuis la série des livres brûlés de 1975. Mais en 2006, dans Für Paul Celan : Aschenblume (Pour Paul Celan : Fleur de cendre), si les livres consumés gisant sur la terre brûlée évoquent encore la violence répressive des autodafés -prélude à la crémation des hommes comme le pressent déjà Heinrich Heine-, Kiefer manifeste dans le titre une démarche cathartique : le feu devient l’instrument de la transformation, tel le Phénix qui renaît de ses cendres.     

Les livres d’Anselm Kiefer sont faits de matériaux variés, plâtre, sable, toile, cendre mais le plus caractéristique est le plomb, qu’il utilise abondamment depuis 1978, rachetant même les feuilles de la toiture de la cathédrale de Cologne enlevées lors des restaurations de 1985. Ce métal très malléable et donc facile à travailler est lié au monde froid et sans vie de la planète Saturne mais c’est aussi le matériau de base des alchimistes qui, à partir de l’œuvre au noir ou nigredo, produisent l’or, matière lumineuse, à l’exemple du minium d’oxyde de plomb permettant la fabrication du cristal.

Pas étonnant que les principes de l’alchimie séduisent Anselm Kiefer qui, dès sa jeunesse, est enclin à assembler toutes sortes de matériaux de récupération qu’il va transformer, opérant sur eux une sorte de « rédemption ». Au cours des années 2000, il crée Mutus Liber (du nom d’un recueil d’alchimie paru en 1677), ensemble de vitrines de verre et de plomb en lien alchimique avec les objets qu’elles contiennent ; il les puise dans son stock ou « accumulation des possibles », composé de films brûlés, compas, balances, vieilles machines, morceaux d'œuvres détruites ou fougères, etc. et conservé dans une cave à Barjac (Gard) où il s’est installé en 1992. Parmi ces cabinets de curiosités modernes, citons Dresden (2010), qui symbolise par des éléments épars et fragmentés le destin de la ville, foyer du premier romantisme allemand en 1798 (Novalis et Schlegel) et du principe de symphysique (alliant sciences, philosophie et art), entièrement détruite dans la nuit du 13 au 14 février 1945 ; dans Ouroboros (2014), une locomotive à vapeur tirant son wagonnet à charbon parcourt la lande d’un livre de plomb jonché de feuilles mortes, dans un voyage menant à l’enfer de la solution finale.

Toutes ces vitrines se trouvent dans son atelier, l’une des nombreuses constructions réalisées à Barjac par l’artiste qui a quitté l’Allemagne après son divorce et la chute du mur de Berlin. Il transforme le paysage de son domaine de La Ribaute en une vaste installation à ciel ouvert : sont érigées notamment de hautes tours en béton nommées « maisons », souvent bancales ou même ruinées -évocation de vestiges archéologiques ou des décombres de l’après-guerre-, dans lesquelles il présente peintures et sculptures, voire des bandes de plomb recouvertes de ses propres photographies. Le site, avec son atelier devenu immense entrepôt et espace scénique, a ses racines aussi bien dans l’art total de l’opéra wagnérien et du cinéma que dans la modernité allemande des années 1920, Dada et Bauhaus.

Ainsi, en diversifiant supports et techniques, K n’a cessé d’élargir sa pratique artistique, dans une aspiration à la fusion des arts, au point qu’il a réalisé mise en scène, décors et costumes pour l’opéra, dont Am Anfang (Au commencement) sur des textes de l’Ancien Testament et une musique de Jörg Widmann, commandé par l’Opéra-Bastille en 2009.

À Barjac, l’immersion dans la nature a suscité une transformation de la peinture de Kiefer qui se met à recouvrir ses toiles de champs de fleurs aux couleurs vives et chaudes, dont la légèreté contraste singulièrement avec ses tableaux saturés de matières aux tonalités sombres ou sourdes, même si la couleur a toujours été présente (« Plus vous restez devant mes tableaux, plus vous découvrez les couleurs. Au premier coup d'œil, on a l'impression que mes tableaux sont gris mais en faisant plus attention, on remarque que je travaille avec la matière qui apporte la couleur. »).

La fin du Rideau de Fer et la réunification de l’Allemagne provoquent un déclic chez l’artiste qui aborde à présent sans tabou les souffrances de sa nation, avec notamment Der Morgenthau Plan (2014), dénonçant la politique de déforestation des Américains -qui revenait à détruire l’âme allemande- afin d’en faire un pays agricole. Dès 2002-2012, avec Lasst 1000 Blumen blühen (Que mille fleurs s’épanouissent), il se penche sur l’histoire traumatisante d’autres nations comme la Révolution culturelle imposée par Mao, génératrice de milliers de morts. Il ose même réunir dans la souffrance les identités juive et allemande : Thora (2010) -nom à la fois du Pentateuque de Moïse et de la fiancée qui meurt avant le jour de son mariage dans la légende nordique- est une machine à écrire abîmée, semblable à celle prise en photo par Margaret Bourke-White lors des raids alliés.

 

Auteur d’un œuvre gigantesque par son abondance, ses dimensions et ses moyens, Anselm Kiefer n’a cessé d’œuvrer en s’arrimant aux sources spirituelles pour que de la destruction et de la mort générées par l’Histoire jaillissent la lumière et la vie -citons encore ses nombreux paysages aux perspectives accentuées vers le haut ou les tours de Barjac s’élançant vers le ciel. Grâce à sa réconciliation avec le passé et donc avec lui-même, il semble enfin parvenu à une sérénité nouvelle, même si en 2015, son installation Mme de Staël – De L'Allemagne déplore encore la pathologie politique d’une Ulrike Meinhof (membre de la Fraction armée rouge), présente dans un éloge de la culture allemande.

 

« Le contenu de mes œuvres n’est peut-être pas contemporain mais il est politique. C’est un art activiste en quelque sorte. » (1990) ; « Ce qui m’intéressait aussi, c’était le défi de traduire en termes plastiques des pensées spirituelles. » (2000)

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Expositions/Bibliographie

Anselm Kiefer. Bilder und Bücher, Kunsthalle, Berne, 1978

Anselm Kiefer. Verbrennen, verholzen, versenken, versanden, XXXIXe Biennale de Venise, 1980

Anselm Kiefer. Margarethe, Sulamith, Museum Folkwang, Essen (Allemagne), 1981

Städtische Kunsthalle, Düsseldorf, 24 mars-5 mai 1984, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, 11 mai-21 juin 1984, The Israel Museum, Jérusalem, 31 juillet-30 septembre 1984

The Art Institute of Chicago, 5 décembre 1987-31 janvier 1988, Philadelphia Museum of Art, 6 mars-1er mai 1988, The Museum of Contemporary Art, Los Angeles, 12 juin-11 septembre 1988, The Museum of Modern Art, New York, 16 octobre 1988-3 janvier 1989

Anselm Kiefer : Himmel-Erde [Ciel-Terre], Museo Correr, Venise, 1997

Museu de Arte Moderna, São Paulo, 1998

Chevirat Ha-Kelim/Le Bris des Vases, Chapelle Saint-Louis, La Salpêtrière, Paris, 2000

Anselm Kiefer. Sternfall/Chute d’étoiles, Monumenta, Grand Palais, Paris, 2007

Anselm Kiefer au Louvre, Musée du Louvre, 2007

Guggenheim, Bilbao, 2007

Anselm Kiefer. Heaven and Earth, Fort Worth (Texas), Munich, Londres, New York, 2005

Louisiana Museum of Modern Art, Humlebæk (Danemark), 2010

Rétrospective, Centre Pompidou, Paris, 16 décembre 2015-18 avril 2016

Anselm Kiefer-L’Alchimie du Livre, Bibliothèque nationale de France-site François-Mitterrand, Paris, 2015-7 février 2016

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Revue de presse

https://www.letemps.ch/culture/2016/01/15/anselm-kiefer-peintre-oublie-rien
https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/c6XxqAX/rgXxaGa
http://culturebox.francetvinfo.fr/arts/expos/45-ans-de-l-oeuvre-d-anselm-kiefer-au-centre-pompidou-de-la-cendre-aux-fleurs-233129
http://www.lefigaro.fr/sortir-paris/2017/03/22/30004-20170322ARTFIG00026-anselm-kiefer-en-terrain-connu-au-musee-rodin.php
http://editions.bnf.fr/anselm-kiefer
http://www.revuedesdeuxmondes.fr/anselm-kiefer-lalchimie-du-livre-a-la-bnf/
http://www.lexpress.fr/culture/art/anselm-kiefer-la-nature-de-l-art-est-de-se-mettre-en-danger_965517.html
http://www.lefigaro.fr/culture/2008/01/09/03004-20080109ARTFIG00350-l-atelier-d-anselm-kiefer-cambriole.php
http://www.lalibre.be/culture/arts/l-atelier-xxl-d-anselm-kiefer-51b8c49be4b0de6db9bd92bc
http://www.grandpalais.fr/fr/Le-monument/Histoire/Les-evenements-du-Grand-Palais/Manifestations-artistiques/p-118-Monumenta.htm
https://www.guggenheim-bilbao.eus/fr/oeuvres/terre-des-deux-fleuves/
http://www.lemonde.fr/culture/article/2007/10/24/sculpture-anselm-kiefer-entre-definitivement-au-louvre_970648_3246.html
http://www.paris-art.com/anselm-kiefer-4/
https://www.revue-etudes.com/article/anselm-kiefer-et-le-deuil-infini-de-l-allemagne-17419
http://www.paris-art.com/monumenta-2007-chute-detoiles-3/
http://www.maisonapart.com/edito/autour-de-l-habitat/architecture-patrimoine/les--maisons--d-art-d-anselm-kiefer-377.php
http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2007/06/01/01006-20070601ARTMAG91021-les_convulsions_de_la_matire.php
http://www.telerama.fr/scenes/l-alchimie-du-livre,133248.php
http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2007/06/01/01006-20070601ARTMAG91021-les_convulsions_de_la_matire.php
https://www.franceculture.fr/emissions/talmudiques/de-la-kabbale-aux-etoiles-etre-au-monde-avec-anselm-kiefer-12
http://www.huffingtonpost.fr/charlotte-montpezat/exposition-kiefer_b_2477643.html
https://fr.artmediaagency.com/105160/wurzel-jesse-arbre-de-jesse-d-anselm-kiefer-atteint-277-500-e/
https://www.connaissancedesarts.com/art-contemporain/anselm-kiefer-une-obscure-clarte-114240/

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